Renflouement du Chaulk Determination : opération terminée

Maintenant remis à flot, le Chaulk Determination passera... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

Agrandir

Maintenant remis à flot, le Chaulk Determination passera l'hiver au port de Trois-Rivières.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le renflouement du Chaulk Determination est terminé. Les dernières gouttes d'eau glacée ont été purgées du bateau-remorqueur samedi à 13 h. «Ç'a très bien été, on peut dire que le remorqueur est maintenant renfloué», se réjouit Michel Plamondon, porte-parole de la Garde côtière canadienne (GCC).

Environ 25 travailleurs s'affairaient depuis le 18 février pour finaliser les ultimes étapes de la remise à flot de ce dorénavant célèbre bateau-remorqueur qui a pris l'eau le 26 décembre au port de Trois-Rivières. Parmi eux, des hommes-grenouilles engagés par le Groupe Océan, chargés du renflouement, des hommes de main de la GCC, mandatés pour surveiller les opérations, ainsi que des hommes de maintenance de Veolia, équipés pour pomper et traiter les hydrocarbures récupérés à l'intérieur du bateau.

La remise à flot s'est déroulée lentement mais sûrement. Centimètre par centimètre, de la poupe à la proue, la carcasse métallique du navire a été extirpée des eaux du fleuve Saint-Laurent jusqu'à sa ligne normale de flottaison. «Il a fallu y aller très lentement, car il y avait de l'eau à l'intérieur de la coque. Lorsqu'on lève le remorqueur, il faut s'assurer que l'eau se répartisse uniformément afin de ne pas provoquer un déséquilibre. C'est une question de sécurité pour les travailleurs», signale M. Plamondon.

Étape suivante, une période d'attente de 24 heures a été respectée pour se garantir sans l'ombre d'un doute que l'eau ne pénètre pas à nouveau à l'intérieur de la coque, entraînant l'épave par le fond une deuxième fois. On mettra alors la dernière main au navire afin de l'hiverner selon les règles de l'art.

Entre autres, toutes les entrées et les sorties d'eau situées à l'intérieur et à l'extérieur du remorqueur seront colmatées. Par la suite, on assurera par pressurisation l'étanchéité des réservoirs qui sont en contact avec la coque. Enfin, une fois cette opération complétée, on injectera de l'huile végétale dans les caissons d'eau de mer.

Cette dernière tâche conclura le mandat de la GCC. Le témoin passera alors entre les mains du propriétaire et du port de Trois-Rivières, où hivernera le navire jusqu'au printemps. Bien que les factures du renflouement seront colligées dans les semaines à venir, on estime à 1 million $ les débours engagés jusqu'à présent. «Bien entendu, la GCC envisagera toutes les options pour récupérer ces sommes», mentionne M. Plamondon.

En somme, de l'avis de la GCC, l'aventure du Chaulk Determination prend fin sur une bonne note. Considérant la rapidité d'intervention des autorités maritimes, les effets néfastes causés à l'environnement sont plutôt minimes. Cependant, ce bateau-remorqueur paraît bien minuscule en comparaison des pétroliers qui empruntent régulièrement le fleuve Saint-Laurent et qui peuvent contenir des dizaines de milliers de tonnes d'or noir. De l'avis de M. Plamondon, nul besoin pour l'heure d'envisager le pire. Du même souffle, il rappelle que c'est généralement au propriétaire du navire d'assumer la récupération des hydrocarbures et le nettoyage inhérent à une catastrophe maritime.

«Normalement, c'est une approche du pollueur-payeur. Le propriétaire d'un navire doit fournir des plans d'intervention pour s'assurer que le travail se fasse. La GCC va alors surveiller que les opérations se font de manière adéquate. Si ce n'est pas le cas, c'est nous qui prenons les rennes et qui gérons toutes les opérations, comme pour le Chaulk Determination, car le propriétaire n'était pas en mesure de le faire. Si un accident plus grave arrivait, il faudrait voir, mais on ne spéculera pas. Chose certaine, c'est le même processus, que ce soit pour une chaloupe ou pour un cargo», conclut-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer