Trois-Rivières veut sa gare maritime

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Québec annonce 30 M $ pour des projets le long du fleuve.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À peine annoncée de vive voix par la ministre du Tourisme, Dominique Vien, l'enveloppe provinciale de 30 millions de dollars pour financer des projets touristiques le long des rives du fleuve Saint-Laurent fait déjà saliver Trois-Rivières. Et la Ville entend bien déposer le plus tôt possible son projet de gare maritime au parc portuaire évalué à 600 000 dollars, ce qui lui permettra d'accueillir adéquatement le nombre sans cesse croissant de croisiéristes dès la fin de l'été.

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Dans l'ordre habituel, on retrouve Dominique Vien, ministre du Tourisme, Jean D'Amour, ministre délégué aux Transports et à l'implantation de la Stratégie maritime, René Trépanier, directeur général de l'Association des croisières du Saint-Laurent, Jean-Denis Girard, ministre régional, Pierre-Michel Auger, député de Champlain, et Marc H. Plante, député de Maskinongé. 

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«On attendait une telle annonce car on est prêt à aller en appel d'offre», a confié le directeur général d'Innovation et Développement économique Trois-Rivières, Yves Marchand, au terme de la conférence de presse tenue hier au Musée Boréalis en présence également des ministres Jean D'Amour et Jean-Denis Girard.

La gare maritime sera installée dans les locaux occupés par la Corporation de l'Amphithéâtre. Ce poste d'accueil permanent évitera de déployer à chaque fois des installations temporaires pour recevoir les passagers des navires de croisière. Et le nouveau programme gouvernemental laisse entrevoir une aide financière de 200 000 dollars puisque la contribution maximale de l'État est fixée au tiers du coût total des projets.

Ceux-ci sont admissibles en autant qu'il s'agisse d'infrastructures portuaires et touristiques. Et les exemples d'initiatives pouvant être soutenues sont variés: réfection d'un quai, agrandissement d'aires d'embarquement des passagers, projets d'expansion ou de modernisation d'un attrait touristique ou construction de bâtiments servant justement à l'accueil de croisiéristes, pour ne nommer que celles-là.

«Avec ses 4000 kilomètres, notre fleuve, ce fleuron, peut et doit devenir un produit d'appel touristique de calibre international», soutient la ministre Vien.

Celle-ci a raconté comment en 2008, le gouvernement du Québec a fait le pari d'investir près de 50 millions de dollars pour développer des escales de croisières internationales. «Ce pari a été gagné puisqu'aujourd'hui, cet investissement représente 145 millions de dollars de retombées économiques annuelles», a-t-elle souligné.

Pour le directeur général de l'Association des croisières du Saint-Laurent, René Trépanier, qui a confirmé cette multiplication du nombre de passagers (300 000 en 2014 contre 100 000 en 2008), une telle annonce représente «une tape dans le dos» pour aspirer à offrir «le meilleur accueil au monde».

Par ailleurs, d'ici 2020, l'industrie touristique s'est fixé pour objectif d'atteindre une croissance annuelle moyenne des dépenses touristiques de 5 %. «Mettre en valeur le Saint-Laurent est sans aucun doute un bon moyen d'y parvenir», croit la ministre.

Son collègue responsable de l'implantation de la Stratégie maritime, Jean D'Amour, s'est plu à indiquer que cette annonce à saveur touristique s'inscrivait dans les objectifs de la Stratégie maritime à être dévoilée «entre la mi-mai et la mi-juin».

«Il s'agit d'une excellente nouvelle car ce programme, qui injecte 30 millions de dollars dans l'industrie touristique, contribuera assurément au dynamisme de la Mauricie comme de l'ensemble des régions du Québec. Le fleuve représente un élément clé du développement économique de notre région. Ainsi, je suis persuadé que plusieurs entreprises de chez nous démontreront un réel intérêt à développer des projets», a déclaré le ministre régional, Jean-Denis Girard.

«Les ATR ont encore une place»

Face aux critiques de Tourisme Mauricie sur ses nouvelles politiques, la ministre Dominique Vien a fait savoir que les associations touristiques régionales avaient «encore une place au Québec» et qu'elle allait assurer leur financement, entre autres, pour la promotion intra-Québec.

Du même souffle, elle juge nécessaire de «se donner un seul et unique plan marketing au Québec». Et sans vouloir dire que l'uniformisation de la taxe spécifique sur l'hébergement soit déjà scellée, Mme Vien signale que «ça prend de l'argent pour développer le produit».

«Je suis en consultation, mais des changements doivent être faits et espérés. Je limiterai mes commentaires à la table, mais des changements vont s'opérer», assure-t-elle en conclusion.

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