Le Chaulk Determination finalement renfloué

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Après bien des délais, le renflouement du Chaulk Determination a finalement été amorcé jeudi.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Près de deux mois après avoir sombré dans le fleuve Saint-Laurent, le fameux renflouement tant attendu du remorqueur Chaulk Determination a finalement débuté jeudi, et ce, après de multiples délais. On se rappellera que l'incident est survenu le 26 décembre dernier alors que le navire était à quai au port de Trois-Rivières.

«Ça va très bien. Le devant commence à être sorti. Et on continue les opérations», a laissé savoir le porte-parole de la Garde côtière canadienne, Michel Plamondon.

Tout le processus en est à sa quatrième étape, soit celle des préparatifs et du renflouement, précédant l'inspection finale et la fin des travaux. La première phase était consacrée à la fabrication et au montage de la barge, qui fut suivie par l'arrivée des plongeurs et la préparation du remorqueur sur l'eau. Troisièmement, on aura procédé à la mise en place de la barge sur le site en plus de gérer les glaces.

Grâce aux potences installées aux cinq endroits, aux câbles attachés au navire et aux treuils, le Groupe Océan a commencé à lever le devant du bateau pour ensuite pomper de l'eau vers l'extérieur. Par la suite, on montera l'arrière pour finalement amener l'embarcation à la surface de l'eau, ce qui devrait prendre 48 heures ou moins, selon les plus récentes indications de M. Plamondon.

Par la suite, une période de 24 heures est prévue pour le stabiliser. «On va laisser le remorqueur attaché avec les câbles pour s'assurer qu'il soit capable de flotter», a-t-il précisé.

Une fois ces délicates opérations réussies, le navire restera à quai jusqu'à la fin de l'hiver et «il sera hiverné de façon sécuritaire» au port trifluvien, assure-t-on à la Garde côtière.

Selon M. Plamondon, les délais pour ce genre de situation «ne sont pas nécessairement déraisonnables» alors que depuis le début de la semaine, on a procédé à des tests de levage en plus d'inspecter des compartiments pour en trouver des hermétiques afin d'y mettre de l'air pour faciliter la flottaison.

«C'est l'hiver, il y a les glaces, les plongeurs doivent faire la vérification, le remorqueur coule, et il y a le pompage d'hydrocarbures», explique-t-il tout en saluant la récupération de 57 000 litres de diesel qui se trouvaient dans des réservoirs. Et, ajoute-t-il, il faut prendre le temps de bien s'installer pour s'assurer du succès du renflouement car «on ne fait pas ça à tous les jours».

Celui-ci devrait d'ailleurs coûter près d'un million de dollars. «Il est trop tôt pour la facturation, mais nous allons étudier toutes les options possibles pour récupérer les frais», avait-il déjà indiqué.

Finalement, ce dernier s'est fait rassurant sur l'impact environnemental de toute cette mésaventure, les inspections par vols d'hélicoptère ayant permis de ne relever aucune trace d'hydrocarbures sur les rives. «Mais en bougeant le remorqueur, il en sort un peu, mais à l'intérieur de la barge», a-t-il conclu.

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