Vol annulé: le service de WestJet dénoncé

Martin Faucher, sa conjointe Valérie Turcotte et leur... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Martin Faucher, sa conjointe Valérie Turcotte et leur fils Étienne ont connu une fin de voyage désagréable.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «C'est inhumain de traiter des gens comme ça, sans guide, sans supervision. C'est inadmissible.»

Martin Faucher en a gros sur le coeur lorsqu'il parle de son dernier voyage avec le transporteur aérien WestJet. Ce Trifluvien revenait dimanche dernier d'une semaine à Walt Disney avec sa famille ainsi que sa mère et sa belle-mère. Le dernier jour du voyage a été cauchemardesque, selon lui.

La famille de M. Faucher se préparait à prendre l'avion dimanche soir lorsqu'elle a appris, à l'aéroport, que le vol Orlando-Montréal avait été annulé. L'appareil qui devait assurer la liaison était coincé dans l'est du Canada à cause de la tempête qui a frappé Halifax.

Cette situation malheureuse a été bien comprise par M. Faucher, mais c'est la suite qui l'a dérangé. Selon M. Faucher, les préposées au comptoir de WestJet ont simplement remis une carte à chaque voyageur indiquant que la compagnie a une entente avec une chaîne hôtelière pour des chambres à prix réduits. Sauf que les voyageurs devaient eux-mêmes contacter cette chaîne via le numéro de téléphone inscrit sur la carte et payer la chambre d'hôtel.

«Il n'y avait aucun hôtel disponible. Les femmes au comptoir répétaient qu'elles n'étaient pas au courant de la situation, que la compagnie ne paierait rien. On devait se débrouiller», relate M. Faucher.

Ce dernier parle l'anglais, mais pas suffisamment pour contacter une compagnie aérienne afin d'expliquer la situation et de tenter de trouver des sièges pour un vol ultérieur. Il a pu compter sur l'aide d'un bon samaritain qui faisait la file avec lui. On a réussi à trouver des sièges pour un vol en fin de soirée à destination de Toronto.

«Il n'y avait rien de cohérent dans ce que les femmes disaient, déplore le voyageur. Elles disaient que les vols étaient complets, mais au téléphone, les gens nous disaient qu'on avait un siège sur le prochain vol! C'était complètement décousu comme discussion.»

La famille de M. Faucher a réussi à s'envoler vers Toronto, mais d'autres voyageurs avec des enfants n'ont pas eu la chance de rentrer au pays dimanche. Ils ont probablement dû attendre, à l'aéroport d'Orlando, la disponibilité pour un autre vol.

Pendant ce temps, la famille de M. Faucher a aussi passé la nuit à l'aéroport, de Toronto. Le vol en partance d'Orlando a atterri à 1 h. Étant donné que le comptoir de WestJet ouvrait à 4 h, la famille a dû patienter quelques heures de plus pour savoir si elle pouvait trouver des sièges pour rentrer à Montréal, ce qui a été le cas pour un vol à 7 h.

M. Faucher raconte avoir vécu une situation semblable dans le passé. À cette occasion, la compagnie aérienne avait pris ses passagers en charge en les ramenant à un hôtel et en les hébergeant gratuitement.

«Ça a pris deux heures à régler ça à Orlando. Ce n'est pas tout le monde qui est bilingue et ce n'est pas tout le monde qui a un téléphone cellulaire. Ils auraient dû faire venir un représentant qui parle français. C'est impossible que WestJet dise que ça se fait! Si je n'avais pas eu des Québécois plus bilingues que moi et avec des cellulaires, je pense qu'on serait encore là-bas», raconte M. Faucher, qui songe à prendre des recours contre le transporteur.

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