Sel dans l'eau potable: «Ne signez pas n'importe quoi»

Le propriétaire de la Pépinière 55, Réjean Lapointe.... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Le propriétaire de la Pépinière 55, Réjean Lapointe.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

Le propriétaire de la Pépinière 55, Réjean Lapointe, a réuni quelques propriétaires des rues Ringuette et Duplessis et du Rang des Grès, à Saint-Étienne-des-Grès, jeudi matin, pour leur transmettre les résultats des tests d'eau potable réalisés par l'entreprise Pomplo du secteur Grand-Mère à Shawinigan.

Plusieurs citoyens, comme Louise Duplessis, ont eu la désagréable surprise d'apprendre qu'ils avaient une très forte concentration en sels minéraux dans leur eau potable. Ce constat a été fait en mesurant le degré de conductivité de leur eau, laquelle dépend des substances ou de matières inorganiques dissoutes dans l'eau.

À 25°C et à plus de 550 µS / cm (microsiemens par centimètre), l'eau est considérée comme dure. Or, certains citoyens du secteur de la Pépinière ont des résultats allant jusqu'à 1943 µS / cm. Plus ce chiffre est élevé, plus l'eau est dite «dure» et notamment dommageable pour la plomberie.

Quant au sel, ou plutôt aux taux de chlorure de calcium et de chlorure de sodium, les tests démontrent qu'il varient à la hausse en fonction de la fonte des neiges ou des précipitations, a expliqué M. Lapointe.

Leurs proportions auraient «augmenté fortement», dit-il, depuis mai 2013. C'est sur la rue Duplessis que la situation semble la pire.

Au cours de la conférence de presse de jeudi matin, plusieurs citoyens avaient apporté des photos et même des pièces de la plomberie de leur maison, notamment des pièces en laiton complètement oxydées ou érodées.

Maxime Guèvremont ne connaissait pas la qualité de son eau avant les démarches d'analyses entreprises par M. Lapointe. Propriétaire de sa maison depuis quatre ans, il comprend maintenant pourquoi il a dû investir quelque 3000 $ dans sa plomberie et pourquoi le chauffe-eau a la vie courte chez lui.

Le propriétaire de la Pépinière 55, qui a perdu une fortune en plantes et boutures en les arrosant avec cette eau riche en minéraux, a indiqué jeudi qu'il est sur le point d'en arriver à une entente hors cour avec la MTQ.

Si cela survient, a-t-il expliqué à ses concitoyens, il ne pourra plus s'occuper de ce dossier qui toucherait quelque 70 maisons. Cela ferait partie de l'entente qu'il s'apprête à prendre.

Il a toutefois tenu à recommander à ses concitoyens d'envoyer leurs nouveaux résultats d'analyses par courrier enregistré au MTQ et de dénoncer la situation le plus tôt possible.

Il a ajouté que si le MTQ venait prendre un nouveau prélèvement chez eux, il serait prudent que les propriétaires en fassent faire un autre par une firme indépendante la même journée pour comparer les résultats.

Finalement, M. Lapointe, selon qui le sel de déglaçage de l'autoroute 55 s'est infiltré dans la nappe d'eau souterraine de son secteur, a prévenu les personnes présentes que le MTQ allait peut-être tenter de régler chaque dossier individuellement et qu'il valait mieux que les propriétaires se liguent pour exiger en bloc un approvisionnement en eau potable adéquat.

Finalement, le propriétaire de la Pépinière 55 a insisté sur le fait qu'il ne fallait pas signer de quittance à la MTQ sauf s'il est inscrit, sur le contrat, «quittance partielle».

«Ne signez pas n'importe quoi», dit-il. À la lumière des plus récentes analyses, ce dernier estime en effet que la situation de l'eau potable, dans ce secteur, semble se dégrader d'une année à l'autre et pourrait rendre les maisons invendables.

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