Des ponts à rétablir entre la communauté musulmane et les élus à Shawinigan

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Me Philippe Bégin Garti

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Même si la pression populaire contre l'aménagement d'une mosquée a incité le conseil municipal à mettre fin à un processus de modification de zonage qui s'était déroulé sans histoire, le Centre culturel musulman de Shawinigan souhaite rétablir les ponts avec les élus pour réactiver son projet.

C'est dans cet immeuble du 250 boulevard Industriel... (PHOTO FRANÇOIS GERVAIS, LE NOUVELLISTE) - image 1.0

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C'est dans cet immeuble du 250 boulevard Industriel à Shawinigan que la communauté musulmane voulait établir une mosquée. Les élus ont toutefois décidé, en comité privé, de ne pas accorder le changement nécessaire au règlement de zonage pour aller de l'avant avec ce projet.

PHOTO FRANÇOIS GERVAIS, LE NOUVELLISTE

Me Philippe Bégin Garti, membre du conseil d'administration de l'organisation, se fait avare de commentaires sur la suite des événements. Le Centre culturel musulman de Shawinigan s'est réuni en fin de semaine dernière, mais peu d'informations ont filtré au sujet de cette rencontre.

«Nous voulons entamer des discussions avec la Ville», commente le porte-parole, sans vouloir fixer d'échéancier. «Prochaines semaines, prochains mois, prochains jours, je ne peux pas donner une mesure de temps», laisse-t-il tomber. «Je n'ai pas d'autres commentaires à faire que de dire que nous sommes en discussion. Je ne veux pas donner de délai, je ne veux pas créer d'attente.»

Impossible, pour le moment, de savoir si le Centre culturel musulman de Shawinigan souhaite entreprendre des procédures légales contre la Ville. Bien que le conseil municipal pouvait visiblement interrompre un processus de modification de zonage même si la démarche n'avait rencontré aucune opposition lors des consultation prévues, le principe d'équité procédurale pourrait être évoqué. Le Centre culturel musulman de Shawinigan devrait démontrer que le conseil municipal a fait preuve de discrimination pour des motifs religieux en mettant fin à une démarche qui cheminait sans obstacle. Habituellement, un processus réglementaire semblable qui ne rencontre aucune opposition est adopté par les élus.

Rappelons que vendredi, le maire, Michel Angers, a mentionné qu'il existait une soixantaine de zones à Shawinigan où peut s'établir un lieu de culte sans contraintes.

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