Mosquée: la CAQ appuie Shawinigan et presse Québec d'agir

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La porte-parole de la CAQ en matière de laïcité, Nathalie Roy

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Martin Ouellet
La Presse Canadienne
Québec

La Ville de Shawinigan a bien fait de céder aux pressions des citoyens apeurés par le projet d'implantation d'une mosquée, pense la Coalition avenir Québec (CAQ).

La porte-parole caquiste en matière de laïcité, Nathalie Roy, juge que le maire Michel Angers n'avait d'autre choix que de répondre aux inquiétudes de la population compte tenu de l'absence de balises gouvernementales pouvant guider les décisions des élus municipaux. «L'administration municipale est l'administration qui est la plus près des citoyens et elle a bien fait d'écouter la population», a déclaré la députée de Montarville dans une entrevue accordée à La Presse Canadienne, lundi.

«M. le maire (Angers) a dit: «à tort ou à raison, j'ai écouté les citoyens». C'est lui qui connaît l'ampleur des demandes de la population et ce que son message révèle, c'est qu'il n'a pas de ressource, pas de moyen, il voudrait des balises, de l'aide et nous considérons que c'est au gouvernement du Québec de lui en donner», a-t-elle ajouté.

La Ville de Shawinigan vient de couper court au processus bien entamé d'implantation d'une mosquée dans le parc industriel de la localité en refusant un changement de zonage. Des citoyens inquiets de voir s'implanter une mosquée dans le voisinage ont fait dérailler le projet.

Pendant que le gouvernement libéral joue sur les mots et laisse traîner le débat, les municipalités, laissées à elles-mêmes, prennent leurs décisions avec les moyens dont elles disposent, a soulevé Mme Roy.

De l'avis de l'élue caquiste, le malaise manifeste du gouvernement Couillard en regard des questions de laïcité, de valeurs et d'intégrisme religieux «nourrit» l'angoisse de la population face à l'inconnu.

Les maires «répondent aux inquiétudes entre autres de la population, des inquiétudes qui sont réelles et qui sont nourries par l'inaction des libéraux - voyez comment ils tergiversent, font de la sémantique, s'obstinent sur les mots à utiliser. Nous ne sommes plus là-dedans, il faut agir et le gouvernement n'agit pas. Ce sont les municipalités qui se retrouvent avec la patate chaude», a-t-elle dénoncé.

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