Éco-Salon du lac Saint-Pierre: peu de monde sur les berges

Une trentaine d'artistes et d'exposants étaient réunis à... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Une trentaine d'artistes et d'exposants étaient réunis à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières dans le cadre de la 7e édition de l'Éco-Salon du lac Saint-Pierre.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

Connaissons-nous vraiment le patrimoine naturel du lac Saint-Pierre? Pourtant, n'est-ce pas là une condition sine qua non pour préserver cet environnement unique classé réserve mondiale de la biosphère? C'est à cet objectif que se sont attelés, en fin de semaine, une trentaine d'artistes peintres et d'exposants réunis à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières dans le cadre de la 7e édition de l'Éco-Salon du lac Saint-Pierre.

Malheureusement pour les organisateurs, la température glaciale ressentie au cours des derniers jours a certainement découragé bon nombre de visiteurs à mettre le nez dehors. En effet, très peu de personnes ont franchi les tourniquets de la bâtisse industrielle durant les trois jours de l'Éco-Salon. «Je n'ose même pas avancer un chiffre», se désole le biologiste et président de l'événement Marcel Binet. «Le froid nous a joué un vilain tour. Ça été tranquille vendredi, ça été tranquille samedi, ça été tranquille dimanche.»

Qu'à cela ne tienne, les amateurs d'écosystème et les amants d'art et d'environnement avaient pourtant l'occasion de découvrir les mille et une facettes du majestueux lac Saint-Pierre.

Entre les présentations vidéos sur les oiseaux de proie ou sur les orignaux, l'improvisation en direct d'artistes peintres, le maquillage pour les enfants réalisé par les élèves de l'école secondaire Chavigny et un florilège de conférences sur les fourmis et les reptiles, les visiteurs ont pu entendre la conférence «Génial» du président d'honneur et vulgarisateur scientifique Martin Carli.

Pour M. Binet, il importe de rappeler que le lac Saint-Pierre, malgré sa force tranquille, est un écosystème très fragile et perméable aux changements climatiques observés depuis les dernières années. D'où l'importance d'apprendre à mieux le connaître pour mieux en prendre soin. «Notre objectif était de révéler au public la faune et la flore du lac Saint-Pierre. Quand les gens connaissent et sont capables d'apprécier les richesses présentent à cet endroit, ils vont être soucieux de les protéger», estime M. Binet.

Car de l'avis du biologiste, plusieurs dangers planent sur le lac Saint-Pierre, entre autres les effets inhérents au réchauffement climatique. «Les changements climatiques vont occasionner des périodes de canicule plus longues. L'un des impacts que ça peut avoir c'est que le niveau de l'eau du lac Saint-Pierre tend à baisser, ce qui rend beaucoup plus difficile l'accès à la nourriture pour les poissons et les amphibiens. En période de canicule, le lac peut s'assécher très rapidement.»

Une légitime inquiétude qui, certes, contrastait avec l'avertissement de froid extrême émis par Environnement Canada en fin de semaine...

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