Mosquée à Shawinigan: André Drouin applaudit la décision

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Selon l'ancien conseiller municipal d'Hérouxville et auteur de son célèbre code de vie, André Drouin, les mosquées sont des foyers propices à la radicalisation des idées, premier germe du terrorisme.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Hérouxville) Auteur du controversé code de vie d'Hérouxville publié en 2007, l'ancien conseiller municipal André Drouin se réjouit de la résolution prise par la Ville de Shawinigan de mettre le holà à l'implantation d'un temple consacré au culte musulman dans le parc industriel Albert-Landry. À son avis, une administration municipale doit se placer à l'écoute de sa population afin de maintenir une certaine «paix sociale».

«J'applaudis la décision de la Municipalité. Dans une démocratie comme la nôtre, lorsque la population s'élève en majorité contre quelque chose ou pour quelque chose, il faut que les élus les écoutent», souligne-t-il.

«Je pense que la majorité de la population est contre des événements de cette nature-là. Donc, dans ce sens, je le répète, je félicite l'administration.»

«Par exemple, poursuit M. Drouin, [le premier ministre] Harper va aller en appel parce qu'il y a des femmes en burqa qui ne veulent pas se montrer la face lors des célébrations citoyennes. J'applaudis M. Harper. La population canadienne en général est 100 % d'accord avec lui. C'est un peu la même chose à Shawinigan. J'applaudis donc les instances municipales d'avoir écouté la population.»

M. Drouin se doute bien que sa sortie médiatique sera interprétée comme «du populisme». Qu'à cela ne tienne, il estime que la peur soulevée par certains citoyens est légitime, car elle prend appui, entre autres, sur le meurtre d'un militaire canadien à Saint-Jean-sur-Richelieu et sur la fusillade survenue au Parlement d'Ottawa en octobre dernier. «Avec tout ce qui s'est passé dans les derniers mois au Canada et dans les dernières années en Europe, je pense que les gens ont peut-être certaines raisons de craindre qu'une mosquée devienne un foyer propice au radicalisme et même au terrorisme.»

Quant au risque de ghettoïsation de la communauté musulmane à Shawinigan, M. Drouin rejette du revers de la main cette supposition qui, à ses yeux, ne tient pas la route. «On ne doit pas prendre une décision politique sur le fait qu'on risque de ghettoïser les gens. Par le passé, on n'a pas pris ce genre de décision et on voit où ça nous a mené.»

Enfin, verra-t-on le conseil municipal de Shawinigan rédiger, à l'instar d'Hérouxville, un code de vie tel que réclamé dans les derniers jours par certains Shawiniganais? Dans la positive, M. Drouin présume qu'une telle législation, même si elle n'a pas force de loi, permettrait de rassurer les citoyens les plus suspicieux, tout en se faisant l'écho de la majorité silencieuse de la population.

«En 2007, à Hérouxville, personne ne craignait quoi que ce soit. On en avait plutôt contre les accommodements raisonnables complètement stupides. À l'époque, 99 % des citoyens étaient d'accord avec nous.»

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