Secteur communautaire: vers une mobilisation historique

La TROC demande une augmentation du financement des... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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La TROC demande une augmentation du financement des organismes communautaires. Sur notre photo, Alexandre Ratte, dg du Pavillon de l'Assuétude, Renaud Beaudry, coordonnateur de la TROC, Nancy Lagacé, administratrice de la Maison des jeunes Richelieu, et Frédéric Trudelle, dg du Centre Roland-Bertrand.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le secteur communautaire de la Mauricie et du Centre-du-Québec se dirigerait vers la plus importante mobilisation de son histoire, en vue d'obtenir l'augmentation de son financement promis par le gouvernement précédent mais annulé par les libéraux.

C'est ce qu'ont fait savoir, jeudi, plusieurs représentants de ces organismes qui tenaient un point de presse en compagnie de Renaud Beaudry, porte-parole de la Table régionale des organismes communautaires en santé et services sociaux du Centre-du-Québec-Mauricie.

Quand on se souvient de l'ampleur qu'avait prise la longue campagne de mobilisation «Vien nous aider», qui s'adressait alors la ministre déléguée aux Services sociaux, Dominique Vien, on peut avoir une idée des énergies que le secteur communautaire est prêt à déployer. Ce dernier est d'autant plus mobilisé que Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, a confirmé un gel pour trois ans du Programme de soutien aux organismes communautaires, soit le programme servant de financement de base pour ces organismes.

Renaud Beaudry a rappelé que l'investissement de 120 millions $ sur trois ans promis par le gouvernement Marois aux 3000 organismes communautaires en santé et services sociaux, représentait 9 millions $ pour la région, soit une moyenne de 40 000 $ par organisme.

«Cette annulation par le gouvernement libéral est d'autant plus pénible qu'on avait attendu ce rehaussement depuis 20 ans», a noté le porte-parole de la TROC.

Il n'a pas été tendre non plus envers les députés libéraux de la région qui, selon lui, sont non seulement indifférents au sort du milieu communautaire mais se contentent de reprendre la ligne de leur parti suivant laquelle il y a trop d'organismes communautaires, qu'ils doivent fusionner et mettre des services en commun.

«Alors qu'on pourrait donner des cours sur l'art de faire plus avec moins», a lancé M. Beaudry. Il a poursuivi en dénonçant les députés qui tiennent ces propos auprès des organismes qu'ils rencontrent, en prétendant que tout le monde doit faire sa part. «C'est abject cette manière comptable de penser. Les organismes communautaires vivent depuis longtemps un climat d'austérité. Ne pas les financer adéquatement et leur demander de faire encore plus avec moins, c'est frapper quelqu'un déjà à terre.»

Le porte-parole n'a pas manqué non plus de rappeler que si les employés du secteur public connaissent aussi des coupes, ceux du milieu communautaire n'ont pas d'échelle salariale, ni de fonds de pension et encore moins d'assurance collective. «Mieux financer les organismes communautaires, c'est une décision politique, non économique», a-t-il insisté. C'est pourquoi la TROC-CQM a soumis un plan de mobilisation pour le rehaussement du financement à la mission. Les organismes communautaires ont jusqu'au début mars pour faire parvenir la réponse de leur conseil d'administration.

Cela dit, certains organismes ont déjà répondu présent dont le Pavillon de l'Assuétude et le centre Roland Bertrand de Shawinigan et la Maison de jeunes Richelieu de Drummondville, qui participaient au point de presse, hier.

Des manifestations sont envisagées de même que la grève. On veut démontrer aux députés libéraux qui, paradoxalement participent toujours à des activités de ces organismes en vantant leurs mérites, (les pages Facebook sont éloquentes à ce sujet) que l'action du communautaire aide grandement le système public de santé, consolide le tissu social et répond à des besoins urgents. «Le communautaire, c'est l'autre système de santé», a conclu M. Beaudry.

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