Mosquée à Shawinigan: Marwan Shédid prône la patience

Marwan Shédid, président du Centre culturel islamique de... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Marwan Shédid, président du Centre culturel islamique de la Mauricie, souhaite que Shawinigan ait sa mosquée un jour.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le président du Centre culturel islamique de la Mauricie, Marwan Shédid, respecte la décision du conseil municipal de Shawinigan de ne pas accorder la modification de zonage pour l'établissement d'une première mosquée sur ce territoire. Il reconnaît que le contexte actuel stimule les amalgames mais selon lui, ce n'est que partie remise.

L'artiste a porté intérêt à ce débat car il admet qu'en hiver, avec la présence des étudiants universitaires, la mosquée de Trois-Rivières commence à être étroite pour la prière du vendredi. Jusqu'à une centaine de musulmans se rassemblent sur l'heure du midi à chaque semaine.

En ce sens, M. Shédid voit d'un bon oeil le projet du Centre culturel musulman de Shawinigan. Une nouvelle mosquée en Mauricie permettrait de désengorger le lieu de culte du boulevard des Forges, qui existe depuis 33 ans. Entre dix et vingt fidèles de Shawinigan s'y rendent à chaque semaine.

«Descendre à Trois-Rivières à tous les vendredis pour la prière, ça devient pénible pour eux», constate M. Shédid, qui a connu lui-même cette réalité puisqu'il a longtemps habité à Saint-Boniface. «Ce serait une bonne chose qu'ils aient leur salle de prière. Ça aiderait pour notre capacité, à Trois-Rivières.»

Le porte-parole reconnaît que la volte-face du conseil municipal de Shawinigan l'a étonné. Il n'en veut toutefois pas aux élus.

«C'est une question de zonage», comprend M. Shédid. «La communauté musulmane de Shawinigan va trouver une autre solution. Pour le moment, qu'est-ce qu'on peut faire? C'est difficile de se battre avec ce qui se passe autour de nous.»

M. Shédid rappelle que le Centre culturel musulman de Shawinigan demeure une très jeune organisation, n'ayant été constituée qu'en novembre 2013. Les membres ont patiemment étudié les scénarios possibles et malgré cet échec, ils pourront sans doute continuer à travailler avec la Ville pour trouver une solution, avance-t-il.

«Une zone industrielle, ce n'était peut-être pas un bon endroit pour ça», s'encourage M. Shédid. «Il faut trouver un autre endroit, plus petit, peut-être au centre-ville. Dans un bâtiment industriel, c'est plus cher aussi. Tout ça donne l'occasion de réfléchir pour trouver une meilleure solution.»

Le temps et la réflexion constitueront sans doute les meilleurs alliés du Centre culturel musulman de Shawinigan, insiste M. Shédid.

«Avec tout ce qui se passe, ce n'est pas facile», convient-il. «Dès qu'il se fait un mauvais coup à quelque part, tout le monde paie le prix. C'est dommage. Les gens doivent comprendre que ce n'est pas ça, l'islam.»

«À Shawinigan, il faut encore prendre le temps», termine-t-il. «Il y a toujours une ouverture.»

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