CSAD: de nombreuses lacunes soulevées

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Le CSAD occasionnait des dépassements de coûts à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy de 1,4 million $, au 30 juin dernier.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La nouvelle direction du Centre sportif Alphonse-Desjardins a déposé, à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, le plan de redressement financier très attendu du Centre sportif Alphonse-Desjardins. Ce plan comporte 61 recommandations.

Rappelons que le CSAD occasionnait des dépassements de coûts à la Commission scolaire de 1,4 million $, au 30 juin dernier.

Les commissions scolaires n'ayant pas le droit de faire de déficit, Chemin-du-Roy avait demandé au ministère de l'Éducation la permission de présenter un plan de redressement afin de récupérer les sommes manquantes sur deux ans, et ce, en réponse aux recommandations du Vérificateur général du Québec.

Le nouveau directeur général du CSAD, David Labrecque, se dit très confiant que les mesures proposées viendront corriger la situation.

«On est dans une année charnière. Ce qu'on est en train de placer, comme mesures et comme changements, ne donnera pas de résultats instantanément. On va voir davantage les résultats dans notre année 2015-16», prévoit-il.

«On est confiant d'arriver à une saine gestion et à une lucidité sur les coûts réels qui sont générés par le Complexe en sachant d'où ils viennent et où ils s'en vont», dit-il.

Le rapport de M. Labrecque indique notamment qu'une «trop grande liberté d'action est accordée au directeur du CSAD. Cela crée des ambiguïtés entre son pouvoir décisionnel et celui du conseil d'administration». Il faut donc «encadrer le mode de reddition de compte du directeur», recommande le rapport.

Le document suggère aussi de «recentrer le CSAD sur sa mission première».

À l'instar du Vérificateur général, il «n'est pas du mandat de la Commission scolaire de cautionner les prêts et la marge de crédit du Complexe multidisciplinaire Les Estacades», illustre notamment le rapport.

Puisque tous les employés des ressources financières ont remis leur démission, il faut embaucher une nouvelle équipe «ayant une expérience en redressement d'entreprise, une éthique et une rigueur appropriées au type de mandat», indique le document.

L'analyse qui avait aussi été commandée à la firme Raymond Chabot Grant Thornton a démontré de son côté «de graves lacunes en matière de rentabilité», indique le rapport de M. Labrecque selon lequel il faut donc «poursuivre l'accompagnement de la firme RCGT et former les gestionnaires du CSAD».

«Le service des finances a un urgent besoin d'être restructuré à tous les niveaux. Il n'y a pas de système de contrôle des méthodes comptables qui nous assurerait un redressement de la situation financière», poursuit le rapport en conseillant notamment de «mettre en place des contrôles stricts en matière de manipulation des argents comptants».

Un grand ménage est suggéré dans les affaires du CSAD. On parle d'implanter un système de gestion des inventaires des concessions, de resserrer le contrôle de la politique de frais de séjours et de déplacements, d'examiner les baux locatifs, les contrats et les ententes. Le rapport constate même qu'il «y a actuellement plusieurs versions de contrats différents pour un même type d'activité».

L'équipe de M. Labrecque constate que plusieurs postes avaient été coupés pour réduire la masse salariale. Cela a eu pour effet la perte ou l'oubli de dossiers importants.

Le rapport commandé par la Commission scolaire constate que la phase 1 du CSAD a 11 ans et que certains équipements en arrivent déjà à la fin de leur vie utile. Il faudra donc créer un fonds de prévoyance dans l'entente entre la Commission scolaire et la Ville de Trois-Rivières.

Il faudrait aussi un plan quinquennal des investissements pour les phases 1, 2 et 3 et prévoir d'héberger les ressources informatiques dans le réseau de la Commission scolaire, celui du CSAD étant désuet et ses serveurs, en fin de vie utile.

L'offre de services accuse un important déficit récurrent, constate aussi le rapport. On conseille notamment d'éliminer les offres de services qui ne parviennent pas à se rentabiliser.

Plusieurs événements corporatifs sont réalisés à perte pour le CSAD. Des gratuités sont aussi offertes au niveau des plateaux locatifs «sans motifs qui justifient cette pratique», constate le document.

Même la garderie est déficitaire.

Finalement, le CSAD est détenteur de contrats de publicité «qui mobilisent des sommes considérables». Un moratoire d'un an sur ce point précis est d'ailleurs suggéré.

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