L'Observatoire de Champlain n'est pas menacé

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L'Observatoire du Cégep de Trois-Rivières a vu le jour en 1981.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'avenir de l'Observatoire du Cégep de Trois-Rivières à Champlain n'est pas menacé dans l'immédiat, a assuré mercredi sa responsable, Sylvie Doucet.

Toutefois, les frais générés par la gestion de cet important outil pédagogique sont défrayés directement par le financement qu'obtient le Cégep de Trois-Rivières du ministère de l'Éducation, précise-t-il.

Même si elle n'a entendu parler de rien d'inquiétant face à l'avenir de l'Observatoire, Mme Doucet indique qu'on en saura plus lors du bilan budgétaire qui sera fait en mars.

On se rappellera que les restrictions budgétaires imposées aux collèges par le ministère sont loin d'être terminées.

Rappelons que l'Observatoire de Champlain, qui a fêté ses 30 ans en 2011, a déjà été fermé au public, entre 2003 et 2006, faute de financement, alors qu'une évaluation nationale des institutions muséales, faite par Québec en 2003-2004, reconnaissait l'Observatoire sans toutefois le soutenir financièrement.

Rouvert en 2006, l'Observatoire du Cégep de Champlain a continué à faire les délices du public en ouvrant ses portes chaque été pour des animations en soirée sur l'astronomie.

L'astrophysicien et animateur bien connu du Code Chastenay, Pierre Chastenay, fut d'ailleurs le tout premier animateur de ces activités astronomiques estivales à Champlain.

Plusieurs travaux scientifiques importants y sont menés par le département de physique du Cégep. En 2013, l'Observatoire du Cégep de Trois-Rivières a bénéficié d'une visibilité internationale sur le prestigieux site web SpaceWeather.com à cause d'une série d'images de la comète Ison réalisées par un enseignant du Cégep, Éric J. Allen, à partir du télescope Newton de 16 pouces. En fait, l'exercice fait par M. Allen était intéressant sur le plan scientifique pour les astronomes du monde entier puisqu'il démontrait les diverses méthodes qui n'avaient pas permis de capturer l'objet céleste de faible magnitude.

En 2004, M. Allen avait aussi découvert, grâce à l'Observatoire du Cégep, un astéroïde qui n'avait jamais été repéré par les programmes LINEAR de la NASA.

Cette découverte avait valu à cet enseignant, en 2007, une bourse Gene-Shoemaker de la Planetary Society. La bourse en question a été consacrée à l'automatisation de l'Observatoire, en 2007. Le Cégep peut, depuis, commander la coupole à distance et faire des observations astronomiques sans se déplacer à Champlain.

En 2005, l'Observatoire a réussi à capturer des images d'une dixième planète dans notre système solaire à peine 24 heures après l'annonce de la NASA à ce sujet.

Cette année-là, Éric Allen a commencé à enseigner la photographie astronomique à ses étudiants à partir d'une caméra CCD placée sur le télescope dans le cadre du cours d'astrophysique du département de physique.

En 2014, l'Observatoire de Champlain devenait membre du réseau nord-américain de caméras de surveillance du ciel (North American All-Sky Camera Network) qui se spécialise dans la recherche de météores et de météorites afin d'en déterminer la trajectoire. Cette participation est rendue possible grâce à l'ajout d'une caméra spécialisée qui lui permet de photographier le ciel en continu.

Le public peut d'ailleurs voir ces images en temps réel au www.cegeptr.qc.ca/observatoire en cliquant sur l'onglet «Voyez les images du ciel en temps réel».

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