C'est le début de la fin pour l'église Saint-Philippe

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «C'est le pire dossier en cinq mandats, car on sentait qu'il n'y aurait jamais de fin. Mais de voir l'église commencée à être démolie, on crie victoire.»

Guy Daigle avoue sans détour que le dossier de l'église Saint-Philippe l'a littéralement empêché de dormir durant quelques nuits au cours des dernières années. Le conseiller municipal du district Saint-Philippe est allé faire un tour mercredi matin à cette église trifluvienne en démolition. Son appréciation de l'allure du chantier lui a permis de pousser quelques soupirs de soulagement.

CFG Construction a amorcé mercredi la dernière étape du contrat de démolition de l'église Saint-Philippe. Après avoir démantelé les clochers en décembre et retiré l'amiante en janvier, voilà que l'entreprise de Québec entre dans le vif du sujet en démolissant la structure de la bâtisse. Pour Guy Daigle, le moment était bien choisi afin d'aller constater de visu de quoi il en retournait.

«Je suis très heureux pour les citoyens. Quand l'église sera défaite, c'est une pollution visuelle qui va disparaître. Voir ça depuis six, sept ans, c'est épouvantable. Mais quand je suis passé ce matin (mercredi), je me suis dit: Enfin!». Les gens du secteur vont avoir une meilleure qualité de vie et voir autre chose se construire à cet endroit. Mais j'aurais aimé que ça se fasse plus vite.»

Ce sentiment du conseiller municipal est partagé par plusieurs de ses électeurs. Guy Daigle a dû répondre à bien des questions de la part de voisins de l'église qui se demandaient pourquoi le dossier traînait en longueur.

«On a refait le parc Pie-XII, le parc Victoria, le parc Laviolette, mais c'était tous des dossiers de la Ville. Là, on avait les mains liées, car il y a des procédures à suivre. Mais je sentais qu'il n'y avait pas de volonté de la part de l'entrepreneur (Denis Despins). Je trouve dommage de voir qu'une personne s'empare d'un dossier d'une telle ampleur et que ça traîne. Mais il disait que les délais étaient à cause de la CSST, de la température, de la sécurité. La Ville espérait. Quand tous les moyens ont été mis sur la table et qu'il n'est rien arrivé, la Ville n'y croyait plus et on est allé en cour. Il y avait même un plan d'intervention monté pour l'église si on avait eu un incendie», explique le conseiller, qui a pensé à apporter sa tondeuse à quelques reprises pour couper lui-même la pelouse de ce terrain.

La fin prochaine de cette saga est une bonne nouvelle, mais la façon dont tout cela s'est déroulé cause un pincement au coeur de ce natif de Saint-Philippe qui a servi la messe dans cette église.

«C'est une partie de l'histoire qui s'en va, regrette Guy Daigle. Les gens vont garder l'image d'une église qui a dépéri pendant six ou sept ans au lieu de garder l'image d'une église qui a été le lieu de rassemblement pour le quartier. Si ça avait été défait après un an, je pense que les gens auraient gardé un meilleur souvenir. C'est dommage.»

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