Mobilisation pour venir en aide à deux jeunes orphelins

Stéphanie Renière est l'instigatrice d'un tsunami de solidarité... (Photo: Stéphane Lessard)

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Stéphanie Renière est l'instigatrice d'un tsunami de solidarité citoyenne dont l'objectif est de venir en aide à deux jeunes orphelins de Trois-Rivières.

Photo: Stéphane Lessard

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'appel à la générosité lancé sur la place publique par Stéphanie Renière a été entendu urbi et orbi et résonne maintenant en écho tant sur les réseaux sociaux que dans les médias traditionnels. Au point où Mme Renière doit désormais revoir sa façon de faire afin d'organiser avec efficience l'afflux de dons qui déferlent actuellement sur sa boîte téléphonique.

Tout a commencé lorsqu'une amie de classe de son fils de 8 ans a perdu sa mère, la semaine dernière, un décès malheureux additionné à la mort du père survenue deux ans auparavant. La petite fille et son frère de 19 ans, devenu par la force des choses son tuteur légal, se sont donc retrouvés orphelins. Une tragédie qui est allée droit au coeur de Mme Renière. «Il m'apparaît impensable de passer sous silence une telle épreuve, surtout en étant maman de deux enfants du même âge», affirme-t-elle.

Ne prêtant oreille qu'à sa sensibilité et à son altruisme, la propriétaire de la boutique Fleurs illico a donc pris sur elle de publier sur les réseaux sociaux «un cri du coeur de maman bien peinée», sollicitant du même souffle la population afin d'amasser des dons pour adoucir l'avenir des jeunes orphelins éprouvés. Deux jours plus tard, un tsunami de bienveillance se répandait sur elle, non sans lui causer une agréable surprise.

«C'est un peu la folie», se réjouit Mme Renière. «Je n'étais pas préparée à recevoir autant de dons. Ça fait boule de neige et ça prend des proportions énormes.» Car non seulement on lui propose des donations en argent liquide, mais qui plus est ils sont nombreux à mettre à la disposition des enfants tantôt des heures de bénévolat, tantôt une coupe de cheveux gratuite, des laissez-passer pour des parcs d'amusement, des séances de photographie et d'autres services divers. Un donateur s'est même porté volontaire pour défrayer pendant un certain temps la scolarité du jeune homme de 19 ans qui doit, d'ores et déjà, jouer un nouveau rôle dans la vie de sa petite soeur, celui de père.

«Va falloir que je mette sur pied quelque chose de plus grand», avoue Mme Renière, en songeant à une fondation ou a une structure semblable. «Les adultes qui gravitent autour des jeunes n'en reviennent pas de la réponse des gens. Je ne veux pas m'ingérer dans la vie de cette famille, mais lorsque j'ai rencontré le jeune homme, je lui ai dit que j'avais de bonnes nouvelles pour lui. Il aura des défis incroyables à relever durant des années.»

«Je trouve le jeune garçon vraiment impressionnant», renchérit-elle. «Il se tient droit, il nous regarde dans les yeux, il a l'air très fort. Je pense qu'il s'est déjà retroussé les manches et qu'il pourra être un bon père. Il a une certaine sagesse dans son attitude. On voit qu'il va être responsable», estime Mme Renière qui s'est présentée à lui pour la première fois vendredi.

Pour l'heure, la femme d'affaires n'est pas en mesure de chiffrer cette cagnotte des coeurs. Sans l'ombre d'un doute, elle certifie que sa démarche est honnête et que chaque sous recueilli sera remis à la jeune famille via leur établissement scolaire. «On ne déposera pas un chèque dans un compte», assure-t-elle.

Même l'ancienne députée de Trois-Rivières, Danielle Saint-Amand, «une femme de coeur», souligne Mme Renière, a décidé de s'atteler à la roue en mettant à profit les 4640 «amis» de son réseau social. «Cette situation est certainement l'une des plus touchantes que j'ai vue de toute ma vie! Ces jeunes ont besoin de soutien et je vais m'impliquer personnellement pour les aider», écrit Mme Saint-Amand.

Les personnes intéressées à faire un don peuvent communiquer avec Mme Renière en utilisant non pas le téléphone, mais l'adresse courriel suivante: info@fleursillico.ca

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