Le Centre-du-Québec est amer face à Thierry Vandal

Thierry Vandal... (Photo André Pichette, Archives La Presse)

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Thierry Vandal

Photo André Pichette, Archives La Presse

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Les intervenants économiques et politiques des deux rives restent amers envers Thierry Vandal qui vient d'annoncer son départ à la tête d'Hydro-Québec. «Ce n'est pas doré comme bilan», a laissé échapper le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, en évoquant les récentes histoires de roulottes et d'ingénieurs.

Celui-ci digère mal que tous les efforts déployés pour tenter de le rencontrer soient restés lettre morte. «Je n'ai jamais eu d'accusé de réception. J'espère que le prochain va répondre quand on lui envoie une lettre et qu'il aura une certaine sensibilité. C'était zéro, la froideur totale du côté de M. Vandal alors que ses décisions nous ont fait mal», a-t-il déploré.

Si le président de la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières, Marco Bélanger, dit «qu'on attend toujours» le fameux centre d'expertise en ingénierie «applaudi par tous en commission parlementaire», son homologue à la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec, Jean-Guy Doucet, affirme «qu'on a ri de nous autres» en justifiant l'implantation d'un centre de données à Drummondville plutôt qu'à Bécancour ou Trois-Rivières. «Il y avait un ministre à Drummondville», fait-il remarquer.

Selon la porte-parole d'Hydro-Québec, Marie-Élaine Deveault, on devait tenir compte de divers critères dans le choix du site. D'abord, pour respecter les meilleures pratiques de l'industrie, l'emplacement choisi ne doit pas être situé à moins d'un rayon de 60 kilomètres du centre principal de données (Montréal) pour ainsi éviter que des évènements imprévus affectent les deux centres en même temps et par le fait même les opérations d'Hydro-Québec.

Ensuite, le centre de relève doit aussi être situé à une distance maximale de 120 kilomètres du centre principal pour permettre la transmission de données en moins de 2 millisecondes en vue d'assurer la parfaite synchronisation des données avec les systèmes critiques de l'entreprise.

Finalement, l'exploitation de ce centre requiert aussi l'accès à un réseau de télécommunications avec bandes passantes à très haut débit. L'emplacement retenu permet à Hydro-Québec d'optimiser l'utilisation de son réseau de télécommunications, doté d'une telle bande passante.

«Ces critères objectifs ne permettaient donc pas de considérer des sites situés à Bécancour ou à Trois-Rivières. Rappelons que ce centre permet la création de trois emplois», a-t-elle fait savoir au Nouvelliste.

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