C3E: Champagne démissionne

François-Philippe Champagne... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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François-Philippe Champagne

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Souhaitant éviter toute ambiguïté et consacrer toute son énergie à la prochaine campagne électorale, le candidat libéral dans le comté de Saint-Maurice - Champlain, François-Philippe Champagne, a officiellement démissionné du conseil d'administration du Centre d'excellence en efficacité énergétique jeudi. Une décision, précise-t-il, qui ne porte pas ombrage à l'importance stratégique qu'il accorde à cet organisme.

Le C3E tentera d'obtenir un nouveau financement à long terme des gouvernements fédéral et provincial en 2015. M. Champagne fait partie du conseil d'administration de l'organisme depuis le 21 juin 2012, selon le registraire des entreprises.

«Je l'ai informé de ma démission, pour des raisons d'éthique et pas par désintéressement, bien au contraire», confie le candidat. «Le C3E est une institution importante pour la région, surtout qu'on veut créer un écosystème vert dans la vallée du Saint-Maurice. Mais je comprends qu'avoir les deux fonctions, les gens peuvent percevoir cela d'une certaine façon. En étant activement engagé dans la prochaine campagne fédérale, ça me laisse moins de temps. Je tiens aussi à ce que les gens comprennent que je ne veux pas mélanger les choses.»

M. Champagne avait déjà manifesté aux administrateurs l'intention de se retirer en raison de son implication politique. Il a simplement confirmé le tout par écrit jeudi.

Très présent dans le comté depuis l'an dernier, M. Champagne donne aussi un coup de main à d'autres candidats de la région. Il participera d'ailleurs à l'assemblée d'investiture libérale dans Berthier-Maskinongé le 12 février, à Berthierville, où la candidature de Pierre Destrempes devrait être confirmée. Ce dernier se frottera notamment à la députée sortante, la néodémocrate Ruth Ellen Brosseau.

Retard incompréhensible

Même s'il démissionne du conseil d'administration, M. Champagne compte défendre le financement du C3E bec et ongles s'il est élu cet automne.

«J'entends être un allié pour préserver cette expertise. Ce que je ne comprends pas, c'est le temps que les deux paliers de gouvernement mettent pour prendre une décision pour assurer la pérennité d'un fonds comme le C3E.»

«C'est une entité qui est très jeune», rappelle-t-il. «Il faut donner au moins cinq ans aux investissements qui ont été faits. On doit se donner la chance de réussir et pour ça, il ne faut pas couper le financement alors que le premier cycle n'est pas fini! Je ne vois pas ça comme une dépense, mais comme un investissement dans le futur.»

Pour recevoir un appui du gouvernement fédéral, M. Champagne convient que le C3E devra remplir vraiment sa mission pancanadienne, une lacune observée depuis 2009 puisqu'un seul investissement a été réalisé hors Québec. La Mauricie n'a pas été gâtée non plus, avec un seul projet appuyé par cet organisme.

Rappelons que le Réseau des centres d'excellence du Canada a constitué le principal pourvoyeur du C3E lors de sa création, avec une subvention de 9,6 millions $ pour une période de cinq ans.

La demande de renouvellement de financement a toutefois été refusée l'an dernier, mais le C3E compte revenir à la charge au cours du prochain mois.

Du côté de Québec, le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles analyse aussi la pertinence de supporter cet organisme à long terme.

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