Mobilisation régionale pour réclamer l'élargissement de l'autoroute 55

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Le doublement de l'autoroute 55 est réclamé pour des questions de sécurité et d'économie.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Pour une deuxième occasion en peu de temps, les Chambres de commerce riveraines et les maires de Trois-Rivières et Bécancour s'unissent cette fois pour réclamer le doublement des voies nord et sud de l'autoroute 55, de Saint-Grégoire jusqu'à la jonction de l'autoroute 20.

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Les présidents de la CCITR et la CCICQ, Marco Bélanger et Jean-Guy Doucet, et les maires de Trois-Rivières et Bécancour, Yves Lévesque et Jean-Guy Dubois, ont décidé de parler d'une seule voix pour des doubles voies sur l'autoroute 55. 

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Mais du côté du cabinet du ministre des Transports, Robert Poëti, on dit «prioriser le maintien d'actifs dans le présent contexte des finances publiques».

«C'est un projet d'envergure qui est soumis à la direction des grands projets», a indiqué l'attachée de presse, Valérie Rodrigue.

Celle-ci n'a pas manqué de rappeler les différentes améliorations apportées au tronçon, dont l'échangeur réalisé au coût de 43 millions de dollars, et diverses mesures telles que des bandes rugueuses au centre et des panneaux clignotants.

«On regarde d'autres interventions qu'on pourrait amener», a-t-elle ajouté tout en laissant entendre que la programmation des travaux annuels sera dévoilée dans les prochaines semaines.

Alors qu'il était président de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec (CCICQ), Jean-Denis Girard était favorable au doublement de la 55. Aujourd'hui, comme ministre, il renvoie la balle à son collègue centricois, Laurent Lessard, plutôt que de commenter la position du milieu.

«C'est présentement une route de campagne dangereuse qui ne correspond pas à la définition d'une autoroute. Certains ont pris l'habitude de prendre la vieille route. On veut montrer qu'on a besoin d'une autoroute. Et je ne sais pas si c'est nécessaire de sortir les casseroles dans la rue pour que le gouvernement comprenne», a déclaré son successeur à la CCICQ, Jean-Guy Doucet.

Selon lui, le but d'une telle démarche commune est d'abord d'assurer la sécurité des usagers dans leurs déplacements sur cet axe nord-sud emprunté par près de 30 000 véhicules quotidiennement dont «une circulation lourde très intense». Mais d'après le ministère des Transports, ce chiffre est plutôt de 12 600 en ce qui concerne le tronçon précis.

Entre 2006 et 2009, il y a eu neuf accidents mortels et de 2010 à 2014, il y a eu d'autres accidents», a-t-il avancé comme «argument logique» pour que la situation soit corrigée tout en évoquant le plan stratégique 2013-2015 du ministère des Transports qui comprend l'amélioration du bilan routier.

Pour M. Doucet, la réalisation rapide d'un tel projet de réfection permettrait à la région de recevoir enfin des investissements gouvernementaux. «C'est facile de partir ça rapidement et il y a une façon de faire assez économique. Il ne suffirait que d'élargir les accotements et d'installer un muret de ciment. Si on le fait tout de suite, cela va aider nos entrepreneurs et camionneurs qui ont faim actuellement», plaide celui qui est toujours sans réponse de Québec à la suite de ses représentations auprès des deux ministres régionaux.

Son homologue de la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières (CCITR), Marco Bélanger, juge également légitime de «s'attendre à des investissements significatifs face à l'état des choses dans l'espace économique que partage Trois-Rivières et Bécancour».

«C'est pourquoi nous interpellons le ministre des Transports, Robert Poëti, et son gouvernement dirigé par M. Couillard pour que la 55 soit sécurisée, investissant dans le doublement de cet outil économique québécois», a-t-il lancé.

Car, à son avis, en plus de contribuer activement à l'activité commerciale de l'ensemble du Québec, l'autoroute 55 constitue la colonne vertébrale qui soutient la vitalité économique de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

«Son doublement aurait pour effet bénéfique d'offrir une mobilité sécuritaire et durable aux travailleurs ainsi que de soutenir la complémentarité et l'efficacité des modes de transport de marchandises nécessaires à notre épanouissement économique», croit le président de la CCITR.

Avec leurs ports, l'aéroport et des accès routiers «efficaces et sécuritaires», celui-ci considère que les deux régions pourraient accroître l'intermodalité du transport de marchandises pour s'inscrire dans l'avenir «en tant que pôle logistique avec le déploiement de la Stratégie maritime du gouvernement du Québec». «Le doublement de la 55 viendrait donc consolider cette force que nous détenons», a-t-il soutenu.

Se réjouissant de cette autre action conjointe avec la rive nord, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a parlé d'enjeux de sécurité pour sa propre ville avec la présence «du plus grand parc industriel au Canada» et le croisement de trois rues avec la 55. «La seule place entre Shawinigan et Miami où il n'y a pas d'autoroute à quatre voies, c'est ici», a-t-il soulevé.

De son côté, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, pense que le développement économique qui se pointe dans le parc industriel va amener une augmentation de l'achalandage et nécessiter un bon réseau routier.

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