Vigile à la chandelle pour la libération de Raïf Badawi

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Une trentaine de personnes ont demandé mercredi devant la Vieille prison de Trois-Rivières la libération de Raïf Badawi.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Une trentaine de citoyens se sont réunis mercredi soir devant la Vielle prison de Trois-Rivières, un lieu hautement symbolique, à l'occasion d'une vigile à la chandelle pour demander la libération de Raïf Badawi, ce blogueur saoudien condamné à dix ans de prison et 1000 coups de fouet, à raison de 50 par semaine, pour ses positions jugées trop libérales par l'Arabie saoudite.

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Raïf Badawi a été condamné à dix ans de prison et 1000 coups de fouet, à raison de 50 par semaine, pour ses positions jugées trop libérales par l'Arabie saoudite.

PHOTO STÉPHANE LESSARD, ARCHIVES LE NOUVELLISTE

Les participants ont répondu à l'invitation d'Amnistie Internationale - Trois-Rivières afin de dénoncer la torture dont est victime le blogueur, mais aussi pour affirmer que la liberté d'expression ne doit pas être bafouée. Les manifestants de tous âges portaient des affiches sur lesquelles étaient inscrites les slogans suivants: «Liberté d'expression pour tous», «Coups de fouet = torture» ou bien «Je suis Raïf».

«Lorsqu'il y a eu l'attentat de Charlie Hebdo, l'Arabie saoudite les a dénoncé comme étant une horreur. Pourtant, Raïf Badawi a été fouetté la même semaine. Il y a alors eu un haut-le-coeur de la communauté internationale», affirme Vickie Schnieders du comité trifluvien d'Amnistie internationale.

«Ce n'est pourtant pas incendiaire ce que Badawi a écrit.»

L'arrivée d'un nouveau roi en Arabie saoudite, d'un nouveau ministère des Affaires étrangères à Ottawa et la mobilisation internationale donnent de l'espoir aux manifestants présents à Trois-Rivières.

«Les exemples de libération de Sheetal Sathe, de Pussy Riot ou des danseurs qui ont fait une vidéo sur la chanson Happy en Iran démontrent que la pression internationale a de l'influence», soutient Mme Schnieders.

«Si cette pression continue, oui, il y a de l'espoir. Et Raïf Badawi est maintenant en nomination pour le prix Nobel de la paix. L'Arabie saoudite serait très mal vue de continuer.»

La pétition d'Amnistie International qui demande la libération de Raïf Badawi a déjà récolté près d'un million de signatures au Canada et environ 75 000 au Québec, souligne Mme Schnieders.

Parmi les manifestants, on retrouvait une représentante du député fédéral de Trois-Rivières, le néo-démocrate Robert Aubin.

DEVANT LA COUR D'APPEL

Par ailleurs, Amnistie International a appris, mercredi, que la Cour suprême d'Arabie saoudite a renvoyé le dossier de Raïf Badawi devant la Cour d'appel.

«Nous n'avons pas d'autres informations pour le moment. La Cour suprême avait le pouvoir de faire libérer Raïf, de renvoyer le dossier devant la cour d'appel, de confirmer ou aggraver la sentence», explique Anne Sainte-Marie, responsable des communications chez Amnistie International à Montréal, ajoutant que c'est assez courant en Arabie saoudite d'observer un genre de ping-pong judiciaire entre les cours qui se renvoient la balle.

Avec la collaboration de La Tribune

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