• Le Nouvelliste > 
  • Actualités 
  • > Plainte de congédiement abusif de Martin Gélinas: Me Duval parle maintenant de complot 

Plainte de congédiement abusif de Martin Gélinas: Me Duval parle maintenant de complot

Me René Duval... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Me René Duval

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Commission des normes du travail a finalement accepté, le 29 janvier dernier, de se saisir de la plainte déposée par l'ancien vice-recteur aux ressources humaines de l'UQTR, Martin Gélinas, pour congédiement injustifié.

L'avocat de M. Gélinas, Me René Duval, a affirmé aux médias, mercredi, qu'il détenait «de la preuve, de source très crédible, qui va nous permettre de démontrer que Martin a été victime d'un complot pour détruire sa réputation et éventuellement, le congédier», indique Me Duval.

Le procureur ajoute qu'un «vice-recteur de l'Université a juré d'avoir la tête de Martin. J'ai un affidavit d'une personne fiable que je ne tiens pas à identifier, une personne au-delà de tout soupçon qui confirme que, lors d'une conversation avec un des vice-recteurs, celui-ci a juré d'avoir la tête de Martin et de se débarrasser de lui», ajoute Me Duval. «Pour le moment, c'est ce que je vous donne. Il y aura autre chose», dit-il.

Cette affaire survient dans la foulée des dénonciations faites au cours de la dernière année par Martin Gélinas contre l'UQTR et qui ont mené à des plaintes de harcèlement psychologique à son endroit (qui sont présentement devant la Commission des relations du travail) et de congédiement injustifié devant la Commission des normes du travail.

Il y aura d'abord médiation, indique Me Duval. «Si ça échoue, il y aura une audition devant un commissaire du Travail», explique-t-il.

Le vice-recteur aux ressources humaines de l'UQTR, Olivier Malo, a confirmé que le conseil d'administration se réunira le 9 février, date à laquelle il décidera s'il congédie ou non Martin Gélinas. Ce dernier est suspendu de ses fonctions avec solde depuis le 14 juillet 2014.

Me Duval indique qu'il «y a des règles minimales qui doivent être respectées, notamment le droit d'être entendu, comme la Cour suprême l'a répété mille et une fois. Le congédiement «ça ne s'impose pas en catimini et en cachette. Si jamais ça se produit, il y a aura une déclaration de guerre faite à l'UQTR», promet-il. «On ne laissera pas passer ça. C'est inacceptable.»

Martin Gélinas a dépensé plus de 300 000 $ pour se défendre dans ses causes contre certains hauts dirigeants de l'UQTR. Si M. Gélinas venait à manquer de ressources financières, Me Duval promet qu'il ne l'abandonnera pas. «Si l'Université s'imagine qu'en dépouillant Martin, il va perdre son avocat qui est René Duval, elle se trompe et elle se met un doigt dans l'oeil jusqu'à l'épaule», prévient-il. «Martin est victime d'une énorme injustice. C'est pourquoi je prends son dossier», dit-il.

«On appelle ça un congédiement par interprétation. Une suspension est déjà une sanction administrative très sérieuse et lorsqu'elle se prolonge trop, elle est l'équivalent d'un congédiement. Ils ne peuvent plus congédier Martin», affirme Me Duval. «Ils vont devoir passer à la caisse et payer les dommages», dit-il. «Il a assez souffert. Ça lui a coûté assez cher. Le party est fini pour l'Université», dit-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer