L'Autre côté de l'ombre: «Ce serait 25 000 $ de moins»

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que la réforme de l'aide sociale envisagée par Québec risque de faire perdre l'équivalent de 130 dollars aux prestataires en cure de désintoxication, le directeur général de L'Autre côté de l'ombre, Éric Dorion, craint le pire pour son établissement de Bécancour qui, fondé en 2001, compte de 80 à 90 clients et 16 employés.

«Une chose est sûre, si le projet passe, il y a définitivement des ressources qui vont fermer leurs portes ou couper pour survivre. Il n'y a pas un établissement qui va arriver. Pour nous, ce serait 25 000 dollars de moins», a-t-il confié au Nouvelliste.

Selon lui, le gouvernement est en train de niveler vers le bas. «Cela va occasionner un déplacement. Les prestataires n'iront plus en thérapie et ils vont aboutir dans les urgences. Quelqu'un doit être capable de faire les calculs», fait valoir M. Dorion.

Alors que la mesure provient du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, le spécialiste fait remarquer que cela «touche bien plus le ministère de la Santé et des Services sociaux».

Et à 49 $ par jour «pour aider les plus démunis de notre société», il aimerait bien comparer ce qui se donne dans les institutions publiques. «Essayez de trouver à ce prix le motel le plus médiocre pour un service trois fois par jour», donne-t-il comme exemple. Et c'est sans compter, dit-il, les coûts pour répondre aux normes du ministère.

S'il dit comprendre ce que le ministre recherche dans ses mesures, M. Dorion croit toutefois qu'il n'a pas pris en considération certaines choses. «Il y a des représentations qui devront se faire», a-t-il conclu.

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