UQTR à Drummondville: un loyer supplémentaire de 250 000 $ par an

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À la lecture du bail paraphé par la Ville de Drummondville et l'Université du Québec à Trois-Rivières le 22 septembre 2014, on apprend que cette dernière devra assumer «un loyer supplémentaire de 250 000 $ par année» pour utiliser les locaux de son nouveau campus érigé sur les terrains de la rue Montplaisir, jadis occupés par les pères Montfortains.

Ce supplément découle directement de l'annulation de certaines subventions que le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science (MESRS) s'était engagé à verser pour la maintenance et les réparations du bâtiment, désormais à la charge de Drummondville.

Ainsi, la Ville défraiera les coûts de réparation, d'entretien et de remplacement des systèmes de chauffage, de ventilation et d'air climatisée, ainsi que l'ensemble des composantes structurelles des lieux. En retour, pour atténuer ces dépenses inhérentes, l'administration municipale a majoré la valeur vénale de son loyer de 250 000 $ annuellement.

Selon le bail obtenu via le secrétariat de l'Assemblée des gouverneurs de l'Université du Québec, l'UQTR devra donc décaisser 6,2 millions $ additionnels, sur une période de 25 ans, cela sans compter l'indexation prévue à chaque renouvellement de bail.

Dans une lettre adressée à la rectrice Nadia Ghazzali et datée du 22 septembre, le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Yves Bolduc, confirme que le MESRS «contribuera au projet uniquement en accordant à l'Université, conformément aux règles budgétaires afférentes, des allocations annuelles pour les frais de fonctionnement, à l'exclusion de la partie relative aux terrains et bâtiments.»

Ainsi, le loyer annuel de base est évalué à 1 531 400 $, montant qui sera également indexé en fonction de l'Indice des prix à la consommation (environ 2 %), et ce nonobstant les coûts liés à l'électricité, au chauffage et au nettoyage des lieux, évalués à 5 millions $ sur 25 ans. Jusqu'en octobre 2021, le loyer mensuel sera donc de 127 617 $, passant alors à 130 169 $. En octobre 2026, l'UQTR déboursera 132 772 $ par mois et 135 428 $ à compter d'octobre 2031. Enfin, en octobre 2036, il en coûtera 138 136 $par mois pour occuper le campus jusqu'à la fin du bail prévu en septembre 2040.

Grosso modo, l'UQTR déboursera sur 25 ans plus de 39 millions $ uniquement en loyer pour acquérir le terrain et les bâtiments situés sur le campus de Drummondville, alors que le coût initial du projet est évalué à 24 millions $. Tout de même, l'administration universitaire escompte dégager un surplus cumulé de 4,5 millions $ sur une période de 25 ans.

Autres modifications

Les conditions stipulées dans le bail signé par l'UQTR et Drummondville «diffèrent significativement de ce qui avait été prévu avec l'entente de principe». Entre autres, la contribution de la Fondation de l'UQTR a été étalée sur 8 ans plutôt que les 14 ans préalablement envisagés et les masses salariales et avantages sociaux ont été «revue à la baisse drastiquement.» À ce propos, on prévoit l'ajout de 13,7 ressources professionnelles, techniques et de bureau pour assurer le bon fonctionnement du campus, l'Université mettant plutôt à profit les «ressources déjà en poste à Trois-Rivières.»

Enfin, l'UQTR, qui souhaitait se faire livrer son bâtiment en juillet 2015, devra vraisemblablement patienter jusqu'en octobre de la même année, débutant ses activités de recherche et d'enseignement en janvier 2016.

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