Les grandes entreprises d'ici vont bien

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Mauricie aura beau avoir connu de nombreuses fermetures de commerces et d'entreprises et avoir subi beaucoup de pertes d'emplois au cours de la dernière année, tout n'est pas noir pour tout le monde. Les choses vont en fait plutôt bien pour les grandes entreprises de la région, notamment pour GL&V, Marmen, Bionest et Aspasie.

Pour un, Bionest se situe dans un marché en croissance dans le domaine de l'environnement. «Nos marchés sont nationaux et même internationaux. On a un bureau à Dubaï. On a aussi un bureau en France», indique le vice-président de l'entreprise, François-Philippe Champagne. Tout en se gardant bien de vouloir «faire de la politique trop partisane», M. Champagne constate, en matière d'économie régionale, que l'on «vient de découvrir que le secteur manufacturier, c'est ce qui fait grandir le Canada.»

«Je regarde Kongsberg mercredi matin (qui a obtenu un contrat de100 millions $) et Shalwin, chez nous, ça va très bien ici. Bionest la même chose, mais c'est souvent dans des marchés à l'extérieur», explique M. Champagne.

Annie Pellerin de Marmen, indique d'ailleurs que la baisse du dollar canadien «affecte positivement» l'entreprise familiale qui exporte à 97 %. «On a un avantage concurrentiel majeur», dit-elle, en indiquant que Marmen est encore à la recherche de personnel. «On embauche partout. À Matane, ça va super bien. Aux États-Unis, ça va super bien», dit-elle. «On a besoin de machinistes et d'opérateurs. On veut même développer peut-être un programme pour des inspecteurs. On est prêt à les former à l'interne», indique Mme Pellerin.

Nicole Diamond-Gélinas d'Aspasie tient le même discours. «On exporte à 98 %», explique-t-elle et «on vend surtout en dollars américains. Les Américains continuent à acheter beaucoup», dit-elle.

Laurent Verreault de GL&V, rappelle qu'en septembre, le conseil d'administration de la compagnie publique a décidé de séparer le groupe en deux, pâtes et papier et le secteur de l'eau. La famille Verreault a donc fait un offre pour racheter le secteur pâtes et papiers, ce qui a permis de sauver les emplois à Trois-Rivières.

«Ici, à Trois-Rivières, ce sont tous mes amis», dit-il, donnant l'exemple de plusieurs employés qui travaillent dans l'entreprise depuis 30 ans. «Je me suis dit, si c'est quelqu'un d'autre qui achète l'entreprise, normalement, ils vont rationaliser ça et Trois-Rivières va disparaître et ça, c'est 60 ou65 employés. C'est à peu près200 millions $ de chiffre d'affaires au total. Le gros est vendu aux États-Unis. Donc on a privatisé un secteur de la compagnie, la portion papier», dit-il. «On a payé 67 millions $ pour ça.»

«L'apport de la famille Verreault, dans la région, c'est d'avoir gardé toute cette activité économique à Trois-Rivières.»

Encore là, le fabricant de pièces pour le secteur du papier trouve son compte dans l'exportation, notamment en Amérique du Sud, en Indonésie, en Chine.

Même si les choses vont bien, François-Philippe Champagne estime que les entreprises de la région «doivent continuer d'innover, parce que c'est l'innovation qui a fait notre position». Selon lui, elles doivent aussi examiner la possibilité «d'exporter de plus en plus loin sur d'autres marchés parce que quand l'économie, chez nous, va un petit peu moins bien, il faut penser à l'économie mondiale.»

M. Champagne reconnaît que la baisse du dollar canadien a un effet sur les intrants de l'entreprise. «La baisse du dollar, on sait où ça peut nous mener. Le danger, c'est de penser qu'on est plus compétitif», dit-il, à cause du taux de change. «Or, on avait la parité il n'y a pas longtemps». rappelle-t-il.

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