Cigarette électronique à Trois-Rivières: «À Québec de prendre la décision»

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(Trois-Rivières) Alors que la Ville de Montréal vient d'interdire à ses employés de consommer la cigarette électronique dans ses édifices et ses véhicules municipaux, l'administration trifluvienne préfère s'en remettre à Québec pour trancher. Un projet de loi en ce sens est d'ailleurs en préparation au cabinet du ministre délégué à la Santé publique.

«Nous ne sommes pas des spécialistes de la santé. Nous laissons à Québec le soin de prendre les décisions sur cette question», souligne d'emblée Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, qui précise que les avis scientifiques sur la question sont pour l'instant contradictoires.

«C'est à Québec de prendre la décision. Mais présentement, la Ville n'est pas confrontée à des problèmes concernant l'utilisation de la cigarette électronique. Les utilisateurs vont déjà à l'extérieur», ajoute M. Toutant en avouant avoir lui-même arrêté de fumer après 38 ans de consommation grâce à la cigarette électronique.

Rappelons que dans la région, l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), le Cégep de Trois-Rivières ainsi que le Collège Laflèche interdisent l'utilisation de la cigarette électronique dans leurs bâtiments. Devant l'absence de directive québécoise, ces établissements d'enseignement ont préféré considérer ce nouveau produit au même titre que les produits du tabac.

La Direction de la santé publique Mauricie et Centre-du-Québec émettait en août dernier des recommandations déconseillant l'usage de la cigarette électronique.

«Étant donné l'absence d'un contrôle de qualité et le manque de données scientifiques fiables, il est impossible d'assurer que la consommation de cigarettes électroniques est sans danger. À noter que les effets à long terme de l'inhalation profonde du propylène glycol, le principal ingrédient de la cigarette électronique qui ne se retrouve pas dans les produits du tabac, ne sont pas connus», déclarait l'Agence de santé dans un communiqué.

À Montréal, la Ville a toutefois décidé d'interdire à ses employés de vapoter dans les édifices et véhicules municipaux, sans que Québec n'émette de directive.

«Il est désormais interdit de faire usage de cigarettes électroniques sur les lieux de travail et dans les véhicules de la Ville de Montréal», peut-on lire dans un message envoyé hier aux 28 000 employés de la métropole. Cette interdiction touche autant les cigarettes électroniques contenant ou non de la nicotine, précise le document.

Par ailleurs, un projet de loi au sujet de la cigarette électronique est en préparation, indique-t-on au cabinet de la ministre déléguée à la Santé publique.

«C'est toujours son intention de faire une révision de la Loi sur le tabac, la dernière révision datant de 2005», dit son attachée de presse, Alexandra Bernier.

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