«Nous, on pousse le projet» du District 55

Dès la semaine prochaine, les Trifluviens sauront si... (Photo: Stéphane Lessard)

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Dès la semaine prochaine, les Trifluviens sauront si le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire accepte de verser une subvention de 27 millions $ à la Ville de Trois-Rivières pour la construction du nouveau colisée sur les terrains du District 55.

Photo: Stéphane Lessard

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Tout porte à croire que les Trifluviens assisteront sous peu à la première pelletée de terre du nouveau colisée au pied du pont Laviolette. Du moins, la Ville de Trois-Rivières avoue avoir jeté son dévolu sur l'emplacement réservé à cette fin au District 55, clouant du même coup le cercueil du Centre d'excellence régional académique et sportif (CERAS) piloté par l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

«Nous, on pousse le projet» du District 55, laisse tomber le maire Yves Lévesque, en ajoutant que la subvention de 27 millions $ octroyée par le gouvernement pour la construction du colisée «est pour la Ville de Trois-Rivières» et non pour l'UQTR. À tout le moins, le sort du colisée sera fixé la semaine prochaine, alors que le gouvernement donnera son aval - ou non - au projet déposé par la Ville.

Depuis l'automne, la Ville verse de l'eau au moulin du projet du District 55 auprès du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire. L'administration municipale a même engagé un consultant spécialisé en matière de partenariat public-privé (PPP) afin «de monter une proposition qui fera notre affaire». «Nous avons envoyé cette proposition au ministère. La semaine prochaine nous aurons des discussions avec ce dernier pour savoir si notre projet passe la rampe de ses critères», souligne M. Lévesque.

«On a bien hâte», se réjouit à l'avance le premier magistrat. «Un moment donné, il faut accoucher, car on ne veut pas perdre cet argent-là», image-t-il en se référant à la subvention réservée.

Selon le canevas mis de l'avant par la Ville, c'est donc une entreprise privée qui fera sortir le colisée de terre et qui en deviendra de surcroît propriétaire. Même si elle chapeautera les travaux, la Ville se contentera de prendre à bail du temps de glace durant une période limitée. «Après, cet équipement pourrait être basculé vers la Ville dans un montage financier qui pourrait être intéressant», précise le maire.

Selon M. Lévesque, il est totalement exclu qu'un organisme sans but lucratif (OSBL) soit mis sur pied et devienne de facto propriétaire du bâtiment. «Un OSBL, on n'en veut pas», affirme-t-il sans équivoque. «On n'en veut pas parce que si ça ne va pas bien, c'est la Ville qui va payer. Nous, on veut être locataire du bâtiment. Par exemple, on pourrait signer un bail emphytéotique sur un certains nombre d'années durant lesquelles le privé gérerait le colisée.»

«C'est toujours la question d'avoir l'équipement au moindre coût possible avec le moins de responsabilité possible», renchérit M. Lévesque.

Quant à savoir si la Ville se portera acquéreur des terrains auprès du Groupe Robin pour les louer à l'entreprise privée retenue, le maire ne veut pas avancer de pronostic hâtif. «J'aime autant mieux ne pas trop donner de détails tout de suite.»

Au Groupe Robin, on confirme avoir mis à la portée de la Ville une certaine superficie de terrain spécifiquement pour la construction du colisée. «Nous avons mis notre terrain à la disposition de la Ville et nous nous sommes engagés à ne pas déposer d'offre de construction de colisée ou de répondre à l'appel d'offres tout simplement», souligne Jonathan Robin.

Bien évidemment, si la nouvelle se confirme, M. Robin applaudira à chaudes mains la décision de la Ville, car le colisée est ni plus ni moins le pivot central de son projet de développement domiciliaire et commercial évalué à 800 millions $. «Si le colisée vient dans mon projet, je serai l'homme le plus heureux», assure-t-il. «Pour l'instant, la Ville a attaché mon terrain pour pouvoir réaliser ses études.»

Pour ce qui est du CERAS de l'UQTR, le maire ne se fait plus trop d'illusion. «L'université est maître d'oeuvre de son projet, dans lequel la Ville est locataire. Dans ce cas, c'est le ministère de l'Éducation qui doit trancher. Le District 55, lui, relève davantage de la Ville de Trois-Rivières.»

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