De l'argent du crime pour Point de rue

Philippe Malchelosse, directeur général de Point de rue,...

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Philippe Malchelosse, directeur général de Point de rue, reçoit une aide de 50 000 $ du ministère de la Sécurité publique, remise par le ministre responsable de la région, Jean-Denis Girard. Ce montant a permis l'embauche d'un travailleur de rue.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) On dit que «le crime ne paie pas» mais la maxime ne s'applique pas à tout le monde. Point de rue, un organisme communautaire qui regroupe des travailleurs de rue qui interviennent auprès de jeunes en situation sociale précaire, vient en effet de recevoir un montant de 50 000 $ provenant directement des fruits de la criminalité.

«C'est un programme qui s'appelle effectivement Programme de financement issu du partage des produits de la criminalité, confirme Philippe Malchelosse, directeur général de l'organisme. Ç'a l'air un peu bizarre mais c'est ça. Ce programme relève de la Sécurité publique du Québec. Quand des montants d'argent du crime sont saisis ou des véhicules saisis et vendus aux enchères, une partie de ces montants va au programme dédié aux organismes communautaires dont l'objet principal est la prévention de la criminalité, notamment auprès de la jeunesse.»

Ce thème de la prévention auprès des jeunes avait été retenu pour les années 2011 à 2014. Pour maximiser l'efficacité du travail de proximité, une attention particulière a été accordée aux projets mettant l'accent sur le partenariat et le développement d'un réseau de ressources de références. De 2011 à 2015, le budget de 1,25 million $ a été réparti à 31 % pour la réalisation de mesures préventives locales au sein d'arrondissements ciblés de Montréal tandis que 69 % allaient aux autres villes ou régions ciblées par le ministère. En tout, 27 organismes ont reçu une aide pour la réalisation d'autant de projets.

Philippe Malchelosse tenait à préciser que cette subvention n'est pas tombée toute cuite dans les goussets de Point de rue, et qu'il a travaillé très fort pour l'obtenir. «Ce n'est pas l'État qui est venu nous rencontrer en nous disant "on a de l'argent pour vous''. Il a fallu travailler très fort pour l'obtenir et y mettre beaucoup d'heures. On a déposé notre demande en avril dernier, on a eu une réponse positive cet été, le chèque a été émis le 8 septembre et on l'a reçu en main le 16 décembre! Donc, on a dû amorcer nos activités plus tard que prévu.»

Ce programme existe depuis plusieurs années mais était auparavant centré sur Montréal parce qu'il visait surtout à contrer les gangs de rue. C'était la première fois, l'année dernière, qu'on donnait la possibilité à des organismes en région de participer.

«On s'entend que les gangs de rue ne sont pas très présentes à Trois-Rivières, en tout cas pas de la même façon, précise M. Malchelosse, et que le crime organisé n'y est pas géré par des gangs de rue non plus. Par contre, on souhaite rejoindre plein de jeunes et oui, on peut mettre des choses en place qui font office de prévention contre la criminalité. Il n'y a pas de doute.»

Plus concrètement, le projet soumis prend la forme de l'embauche d'un travailleur de rue pour une période d'un an avec pour objectif de travailler auprès de jeunes à risques, c'est-à-dire tentés de s'inscrire dans le crime et des activités illicites ou simplement dans l'exclusion sociale.

«On va les accompagner, on va offrir un cheminement, comme le fait tout travailleur de rue. Cette aide ne change pas notre façon de travailler à Point de rue mais ça nous donne toute une bouffée d'air. Cette nouvelle personne est déjà en poste», a-t-il précisé.

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