Restructuration des paroisses: le défi reste la mobilisation citoyenne

C'était le dîner des autorités au Club Richelieu... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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C'était le dîner des autorités au Club Richelieu de Trois-Rivières. On reconnaît le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, Mgr Luc Bouchard, évêque de Trois-Rivières, la représentante du ministre régional Jean-Denis Girard, Marianne Méthot, le président du Club Richelieu, Marc Chevrette et le député fédéral de Trois-Rivières, Robert Aubin.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

L'évêque du diocèse de Trois-Rivières, Mgr Luc Bouchard, ne s'en cache pas, le défi de la restructuration des paroisses reste la mobilisation des fidèles. Invité au dîner annuel des autorités des Clubs Richelieu de Trois-Rivières et de Cap-de-la-Madeleine en compagnie des élus de la région, l'évêque de Trois-Rivières s'est contenté des traditionnels voeux de bonne année.

Interrogé à l'issue de cette rencontre, à savoir où il souhaiterait que le diocèse en soit rendu en janvier 2016, M. Bouchard a répondu qu'il sortait justement d'une réunion avec l'équipe de préparation du «tournant missionnaire» qu'il souhaite voir prendre dans le diocèse.

«Je dirais que l'essentiel de notre travail, c'est de trouver des moyens pour faire participer davantage les gens à ce processus-là. C'est à ça qu'on travaille actuellement. Il y a beaucoup de bonnes idées autour de la table, car le processus est enclenché et c'est vers cette direction-là qu'on s'en va.»

L'évêque espère que d'ici un an, des pas auront été faits car un échéancier existe. «Mais il faut prendre le temps de bien faire les choses. Ce sera une décision à laquelle les gens auront participé», insiste-t-il, conscient des résistances au changement.

On se souviendra que l'évêché a engagé un consultant, Serge Simard, afin de mener cet exercice avec la coordonnatrice de la pastorale, Lise Filteau. Le but ultime est d'arriver à un modèle d'organisation cohérent avec les rares ressources disponibles qu'il s'agisse de ressources humaines ou financières. Il s'agit d'un processus qui exige qu'on délaisse autant les structures de pierre que les structures hiérarchiques traditionnelles pour se concentrer sur ce virage missionnaire que souhaite prendre l'Église catholique sous l'égide du pape François.

Également interrogé sur les démarches qu'entreprennent des présidents de fabriques, particulièrement dans le secteur des Chenaux, pour sauver leur patrimoine religieux, l'évêque répond simplement qu'en effet «on ne peut plus continuer comme avant.»

Cela dit, cette manière différente de faire les choses reste encore à trouver, admet-il.

«La mission de l'Évangile, de rendre Jésus présent, s'est faite sans églises, ni territoire, ni paroisses pendant 400 ans. Et l'Église a survécu pendant 400 ans comme ça. Il y a moyen de le faire, parce que cela s'est déjà fait. Maintenant, comment? C'est là qu'il faut engager davantage les fidèles du diocèse dans ce processus de recherche», a-t-il conclu.

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