L'International Snocross pourrait quitter Louiseville pour Trois-Rivières 

L'International Snocross de Louiseville pourrait prendre le chemin... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

Agrandir

L'International Snocross de Louiseville pourrait prendre le chemin de Trois-Rivières.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Louiseville) C'est cette fin de semaine qu'aura lieu le cinquième International Snocross de Louiseville, l'une des courses de motoneige les plus importantes au Québec. Il se pourrait toutefois qu'il s'agisse de la dernière année où l'événement se déroulera dans la MRC de Maskinongé puisque les rumeurs de déménagement se font persistantes. Et c'est Trois-Rivières qui hériterait du tout.

Avec ses trois journées de programmation, l'International Snocross a attiré 5000 personnes l'an dernier sur le terrain situé au parc industriel. Mais voilà que plusieurs maires de la MRC, entité qui est propriétaire du parc, ne semblent pas friands de voir une activité de sport motorisé s'y dérouler de nouveau. Déjà, la tenue de l'événement de tires de tracteurs Coûte que coûte en juin prochain semble précaire.

«Nous avons fait des aménagements d'une valeur de 50 000 $ sur le terrain, parce qu'il n'était pas dans cet état. Pour la renégociation de l'entente, nous voulons un contrat de quatre ans. Chaque année, c'est à renégocier. Quand nous avons entendu qu'un autre événement a été refusé en nous faisant dire que le parc n'est pas à vocation d'amusement, comme monsieur le préfet l'a dit à la séance, c'est une crainte. C'est fatigant comme promoteur, nous avons assez de choses à gérer, nous n'avons pas besoin de l'insécurité, de se demander où on va être chaque année et de toujours être à la dernière minute. C'est assez difficile», explique le promoteur Jérôme Gerber.

Ce dernier semble plus qu'ouvert à l'idée de quitter Louiseville et les instances municipales de Trois-Rivières lui ont fait de l'oeil afin de l'accueillir à l'Hippodrome. Le maire Yves Lévesque sera en visite cette fin de semaine, tout comme le directeur des loisirs, Jean-Marc Bergeron.

«Il n'y a pas encore eu de discussions, mais nous sommes intéressés. Il veut nous rencontrer et nous voulons le rencontrer pour voir ce qu'il a à proposer. Mais nous ne voulons pas être le promoteur principal», confirme le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant.

Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies, n'a pas l'intention de voir l'International Snocross, et ses retombées économiques estimées à 300 000 $, lui échapper. Il tentera de s'entendre avec les maires des la MRC afin de permettre à plusieurs événements de se tenir sur ce terrain, qui ne représente que 4 à 5 % de la superficie du parc industriel selon son estimation.

«On a peur qu'il aille à Trois-Rivières. On est à la recherche d'un terrain, mais si c'est zoné agricole, ça va prendre quatre ou cinq ans avant de l'avoir. On a besoin d'activités semblables et je ne veux pas qu'il quitte pour Trois-Rivières. C'est de belles retombées économiques, les gens aiment les moteurs, la course. On pourrait faire 4-5 activités, les hôtels sont pleins, il y a du monde. Il faut voir quoi faire. Est-ce que la Ville pourrait l'acheter? Je veux travailler ce dossier.»

Gerber semble très sceptique face à cette possibilité, révélant qu'un partenaire privé était prêt à faire l'acquisition du terrain, mais que le tout a été refusé par la MRC.

«Si ça ne marche pas avec un privé, je doute que ça fonctionnera avec la Ville, dit-il. On va devoir trouver quelque chose avec la MRC ou tout simplement annuler. Monsieur le maire (Deshaies) fait son bout, mais je n'y crois pas vraiment à son projet, parce que ce n'est pas la dynamique du parc industriel», ajoutant qu'il aurait aimé que les instances municipales de Louiseville en fassent plus pour l'événement, à l'instar de ce qu'on voit à La Tuque pour les 12 heures d'endurance.

300 équipes

C'est donc sous un ciel sombre que s'amorcera cette cinquième édition de l'International Snocross vendredi, journée où le public sera admis gratuitement sur le site. Les organisateurs s'attendent à ce que 300 équipes originaires de la province, mais aussi de l'Ontario et du nord-est des États-Unis fassent le voyage.

Parmi les nouveautés, des courses de côtes à côtes sont au programme samedi, alors que la veille, un nouveau format d'épreuves à élimination entre trois pilotes verra le jour, le tout, sous les lumières. Le circuit louisevillois accueillera de nouveau les meilleurs pilotes dans la classe Pro Open dans le cadre de la Triple couronne Marcel Fontaine, de concert avec le Grand Prix de Valcourt et le Airborne Park Speedway de Plattburgh, NY.

Jérôme Gerber était bien heureux de voir que la neige a été suffisante pour que son parcours soit de haut calibre, lui qui estime que d'accueillir le championnat du monde de la discipline est loin d'être impossible en 2016.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer