Un casse-tête d'un million $ à Bécancour

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Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, dévoilant les grandes lignes du budget 2015.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Avec des revenus industriels qui fondent de 540 000 $ et un pacte fiscal qui la prive de 414 000 $, la Ville de Bécancour a dû aborder son budget 2015 avec un manquer à gagner de plus d'un million de dollars, considérant aussi l'inflation de ses coûts d'opération. D'où la hausse de la taxe foncière de 1,3 % (l'équivalent de 21 $ pour une résidence évaluée en moyenne à 145 000 $) et des compressions de 750 000 $ pour parvenir à un exercice budgétaire équilibré de 26,6 millions de dollars.

«Cela n'a pas été un budget facile, ce fut extrêmement complexe à préparer», a avoué le maire Jean-Guy Dubois, ce qui en explique l'adoption tardive, lundi soir, après les Fêtes, sous le thème Rationaliser et prévoir.

Le taux de base est donc fixé à 0,997 $ du 100 dollars d'évaluation, soit une augmentation de 0,017 $ du 100 dollars d'évaluation. Quant au rôle d'évaluation foncière, il se situe à près de 1,5 milliard de dollars, en hausse de 23 millions de dollars.

Déjà, la Ville anticipe une perte de revenus de 300 000 $ pour la non reconstruction de la partie endommagée à l'usine Olin. Et à cela s'ajoute la dépréciation normale des bâtiments dans le parc industriel.

«Nous n'aurons pas de revenus importants d'ici deux ans. Il y a bien des corneilles qui volent au-dessus de la Ville, mais il n'y en a pas beaucoup qui atterrissent. De la patience, il ne m'en reste pas bien bien, et la confiance se fait brasser la cage», a lancé le premier magistrat par rapport à tous ces grands projets qui tardent à démarrer.

Ce qui ne l'empêche pas d'injecter 300 000 dollars pour la création d'un carrefour entrepreneurial et la mise en place d'un incubateur industriel. «Malgré la morosité et les 25 mois de lendemain de veille, on veut bouger», soutient M. Dubois.

Pour s'attaquer aux dépenses de fonctionnement, la Ville a réduit de 6 % son personnel, soit l'équivalent de 5,5 personnes, en ne remplaçant pas des retraités ou en ne renouvelant pas des postes contractuels. On a également diminué des dépenses en biens et services et les organismes ont vu leur support financier se faire amputer de 15 %.

En ce qui concerne le plan triennal d'immobilisations, la Ville prévoit investir 5,2 millions de dollars cette année, dont 913 000 de dollars proviendront du surplus accumulé. Pour 2016 et 2017, les sommes prévues sont de l'ordre respectif de 3,1 millions de dollars et 2,4 millions de dollars. «Malgré d'importantes coupes dans son budget d'opération, la Ville de Bécancour fait le choix d'investir dans l'amélioration des infrastructures tout en limitant la hausse des taxes, bien que celle-ci soit inévitable», signale le maire, qui veut stabiliser une dette s'établissant à près de 50 millions de dollars «tout en poursuivant notre plan de développement».

Par ailleurs, les élus réévaluent le programme de subvention à la construction neuve. «Au cours des prochaines semaines, le conseil adoptera un nouveau programme établi sur une formule d'aide financière modifiée», a fait savoir Jean-Guy Dubois.

Si la Ville a alloué un budget de 240 000 $ pour la réalisation des Fêtes du 50e, c'est un montant de 65 500 $ qui sera consacré à des projets de développement durable.

Et le maire s'est plu à indiquer que la convention collective des employés avait été prolongée jusqu'au 31 décembre 2015 en plus d'évoquer une entente de partage 50-50 des cotisations au régime de retraite.

La prochaine année sera donc marquée par les festivités du 50e anniversaire, le soutien économique dans l'est de la Ville ainsi que le développement résidentiel et commercial au centre et à l'ouest de la municipalité.

«C'est un budget réductif et prévisionnel, compte tenu du contexte économique et de la dépréciation physique de nos industries, avec une préoccupation d'investir en développement économique et une orientation vers des projets réalisés en régie», a-t-il résumé.

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