Après Gentilly-2: non à un centre d'expertise

Selon Louise Pelletier, il reste de 75 à... (PHOTO: STÉPHANE LESSARD)

Agrandir

Selon Louise Pelletier, il reste de 75 à 80 ingénieurs sur les 160 de Gentilly-2 qui sont affectés à divers mandats ou différentes tâches.

PHOTO: STÉPHANE LESSARD

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Proposée par le Syndicat professionnel des ingénieurs d'Hydro-Québec et réclamée par le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, la création d'un centre d'expertise régional n'est pas envisagée par la société d'État.

«Hydro-Québec ne prévoit pas de déplacements importants d'activités ou de création de nouvelles unités à Trois-Rivières. Il n'existe pas de besoins en ce sens à l'intérieur de l'entreprise. L'approche d'Hydro-Québec vise la relocalisation dans les unités de l'entreprise qui démontrent un besoin», a indiqué au Nouvelliste l'attachée de presse de la société d'État, Marie-Élaine Deveault.

Selon elle, Hydro-Québec est «très consciente de la sensibilité de l'emploi, notamment l'emploi du côté de la Mauricie et du Centre-du-Québec». En ce sens, Hydro-Québec évalue, dit-elle, chaque possibilité de replacement, de même que les questions d'organisations du travail et de la localisation des postes.  

Par ailleurs, concernant la relocalisation des employés non requis en centrale, «Hydro-Québec travaillera, avec ses partenaires syndicaux, dans le respect des conventions, à une relocalisation la plus adéquate possible», assure la porte-parole. «À noter qu'il y a actuellement 70 postes d'ingénieurs en affichage à l'interne chez Hydro-Québec, réservés en priorité aux employés excédentaires», fait remarquer Mme Deveault.

Or, selon l'ancienne directrice, production nucléaire, Louise Pelletier, il reste de 75 à 80 ingénieurs sur les 160 de Gentilly-2 qui sont affectés à divers mandats ou différentes tâches en raison d'une clause empêchant leur relocalisation au-delà d'un rayon de 48 kilomètres.

«C'est la situation des ingénieurs qui nécessite encore des roulottes», souligne-t-elle pour répliquer à ceux qui reprochent à la société d'État d'en rapatrier à Bécancour après en avoir vendues à rabais au terme «d'appels de propositions».

Affirmant que le processus d'acquisition de biens et de services a d'ailleurs été suivi, Mme Pelletier soutient «qu'on a fait des bons coups». «On n'a pas tout perdu. La valorisation de l'eau lourde a été complété à la satisfaction de l'entreprise. On a valorisé ce qu'on peut valoriser. On courait après le meilleur prix», affirme la nouvelle retraitée qui parle d'un coût de fermeture de 1,9 milliard de dollars.

Quant au personnel de la centrale nucléaire, «le cas de 500 d'entre eux est déjà réglé et 70 % sont restés dans la région», se plaît-elle à révéler, évoquant des départs à la retraite ou du reclassement.

«Et il y a la nouvelle structure permanente de 67 employés qui viennent de prendre la relève des opérations à Gentilly-2», a conclu celle qui a tenu à saluer «la belle collaboration avec le syndicat».

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer