Je suis Charlie: un rassemblement a réuni près de 200 personnes à Trois-Rivières

Près de 200 personnes étaient rassemblées vendredi midi... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Près de 200 personnes étaient rassemblées vendredi midi sur la Place de l'hôtel de ville de Trois-Rivières afin de rendre hommage aux victimes des attentats de Paris.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La liberté de s'exprimer. Voilà le message qui ressortait du rassemblement populaire organisé dimanche à Trois-Rivières afin de rendre hommage aux victimes des attentats ayant ébranlé la France la semaine dernière.

Quelque 200 personnes ont répondu à l'invitation lancée conjointement par l'Association Québec-France Mauricie-Coeur-du-Québec et par la section mauricienne de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). Des élus et des représentants des milieux scolaire, artistique, communautaire et des affaires côtoyaient dans le calme de nombreux membres de différents médias écrits et parlés.

Pour Guy Julien, il était nécessaire de tenir un tel rassemblement quelques jours après les attentats perpétrés dans les bureaux de Charlie Hebdo et dans une épicerie casher de l'est de Paris.

«C'est pour démontrer à nos amis français notre solidarité par rapport à ce qu'ils ont vécu, notre sympathie aux familles des disparus. Et à voir ce qui se passe à travers le monde, des femmes battues, violées, des enfants aussi, c'est ce qui va nuire à la démocratie qui est le trait d'union entre les nations», soutient le président de la section régionale de l'Association Québec-France.

L'auteure Djemila Benhabib tenait à participer à cette manifestation tenue le jour des obsèques de Charb, un des caricaturistes de Charlie Hebdo qu'elle connaissait personnellement. Très émue, l'ex-candidate du Parti québécois dans Trois-Rivières a livré un message on ne peut plus clair sur ses convictions.

«Être là aujourd'hui, c'est pour dire que la peur, le silence, la barbarie, ne l'emporteront jamais sur la beauté, la vérité, le courage. C'est pour avoir une pensée pour ces héros, ces humanistes. Personne ne doit être assassiné pour ses idées, parce qu'il dessine des bonshommes ou des bonnes femmes pour rire des religions et de l'Islam en particulier.»

La présidente de la section régionale de la FPJQ, Paule Vermot-Desroches, rappelle que cette fédération dénonce vivement un tel affront à la liberté d'expression et à la liberté de presse.

«Jamais, en s'attaquant à un messager, on ne réussira à tuer le message. Aujourd'hui, dire ''Je suis Charlie'', c'est reconnaître à Charlie Hebdo comme à tous les autres médias le droit inaliénable d'exister et aux journalistes, éditorialistes, caricaturistes et photographes de faire leur travail sans craintes de représailles, petites ou grandes», a déclaré Mme Vermot-Desroches, une collègue du Nouvelliste.

Le caricaturiste du quotidien régional, Jean Isabelle, a été fortement choqué par l'attentat de Charlie Hebdo. Pour lui, il était clair que sa place hier midi était à ce rassemblement populaire.

«C'est par solidarité pour l'équipe de Charlie Hebdo et tous ceux qui défendent la liberté d'expression. Les terroristes ne prennent pas ça, la liberté d'expression.»

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, disait être davantage présent à ce rassemblement en tant que citoyen du monde. Il se désole de voir des extrémistes agir de telle façon dans une société supposément civilisée.

«On se demande ce qui se passe dans notre société. Quand on est rendu à enlever la vie des gens pour une caricature, c'est inacceptable. On se demande si on recule comme peuple.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer