Gare de Trois-Rivières: un déclin parallèle à celui du transport de passagers

L'ancienne gare de Trois-Rivières.... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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L'ancienne gare de Trois-Rivières.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Construite en bois, la première gare de Trois-Rivières fut inaugurée en février 1878, rue Champflour. L'édifice actuel l'a remplacée en 1924.

Le train étant un incontournable à l'époque où le réseau autoroutier était peu développé et la possession de voitures l'apanage des mieux nantis, la gare fut pendant plusieurs décennies un important pôle d'activités.«Le train a dynamisé toute cette partie de la ville. À l'époque, on voyait des hôtels sur la rue Champflour et des magasins sur la rue Saint-Maurice. La police devait venir assurer la circulation à l'arrivée des trains, tant il y avait du monde! C'était aussi une sorte de place publique avec casse-croûte, tabagie, salon de coiffure, stand de taxis... Pour avoir le pouls de la ville, il suffisait de fréquenter la gare!», raconte François Roy, historien de formation et chargé des communications à la ville de Trois-Rivières jusqu'à récemment.

«L'affluence a diminué dans les années 1960 et 70. Au temps du maire Gilles Beaudoin, la Ville a mis de l'avant un grand projet de gare intermodale, qui regrouperait différents modes de transport, soit une liaison Québec-Montréal par train LRC (léger-rapide-confortable), un terminus d'autobus urbains, un autre pour les bus interurbains, plus les taxis, les messageries...», décrit M. Roy.

En 1985, la gare, alors propriété du Canadian Pacific, fut acquise par Via Rail, qui la rénova au coût de 1,8 million $ pour favoriser cette transition vers une infrastructure intermodale.

«En 1987, la gare reçoit en effet les autobus, mais le train LRC se fait toujours attendre. Puis arrivent les malheurs: le pont ferroviaire de la rivière Sainte-Anne s'écroule, le service de voyageurs est détourné par la rive sud, et finalement en 1990, le gouvernement annonce l'interruption définitive de ce service», poursuit François Roy.

Mis en vente en 1996, l'édifice fut cédé par Via Rail à la Municipalité régionale de comté (MRC) de Francheville en 2000. Cette instance fut dissoute avec la fusion municipale de 2002. L'ancienne gare devint alors la propriété de la Ville de Trois-Rivières et abrita les bureaux de la MRC et du Centre local de développement des Chenaux jusqu'en 2003.

Présentement, la bâtisse loge le siège social de l'organisme Québec en forme.

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