Plan pour sauver les églises: René Beaudoin reviendra à la charge

L'historien René Beaudoin veut mobiliser les présidents des... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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L'historien René Beaudoin veut mobiliser les présidents des fabriques de la MRC des Chenaux pour assurer la survie des églises.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Champlain) L'historien et marguillier de Champlain, René Beaudoin, a bien l'intention de donner suite à son projet de mobilisation des fabriques de la MRC des Chenaux afin de discuter de leurs difficultés financières et de l'avenir des églises, parfois très anciennes, dont elles assument la gestion. Une démarche qui survient au moment où le diocèse de Trois-Rivières mène une réflexion sur la possible fusion de paroisses; réflexion qui pourrait bien se conclure par un surplus d'églises.

«D'ici février, on veut une rencontre avec les gens de Portneuf pour leur demander de faire le bilan des actions posées ces 15 dernières années pour protéger leur propre patrimoine religieux, explique M. Beaudoin. On veut savoir quels sont les enjeux avant de se lancer là-dedans dans des Chenaux. Il commence à être moins une. Je pense qu'il faut faire un plan le plus lucidement possible.»Tout sera sur la table au cours de cette réflexion, assure l'historien très engagé dans la sauvegarde du patrimoine mauricien. À son avis, il ne faut pas envisager l'avenir des églises de façon défaitiste puisque, rappelle-t-il, toutes les entreprises ont eu un jour ou l'autre à s'interroger sur leur avenir.

«On doit faire ça ensemble parce que j'ai l'impression que c'est avec le «ensemble» qu'on va y arriver. Et je pense que les municipalités ne peuvent se désengager du patrimoine religieux. Ce serait comme vouloir se désengager du patrimoine architectural en général. Quand on sait qu'il en coûte le même montant pour maintenir ouverts une église et un centre communautaire, on a un élément pour prendre une décision.»

M. Beaudoin a confié avoir déjà participé aux consultations menées par un consultant embauché par l'évêché au sujet de l'avenir des paroisses, et à son avis l'option des fusions se retrouve trop souvent à l'avant. «Moi, j'aime mieux le modèle petit. Il me semble que les racines sont plus solides quand on est petit et quand ces racines sont dans la communauté. Quand c'est plus gros, on a l'impression que ça ne nous appartient pas, pas plus que les immeubles.» Malheureusement, constate l'historien, en 2015, le patrimoine ne jouit pas d'une grosse cote. On le voit, dit-il dans des municipalités du Québec où le patrimoine est mis en danger au profit de blocs appartements qui rapporteront plus de taxes. «Le malheur du patrimoine religieux c'est justement d'être religieux, poursuit M. Beaudoin. Et les événements de Paris (attentat chez Charlie Hebdo) n'arrangent rien. Ce qu'on entend partout c'est: maudite religion!» Paradoxalement, observe M. Beaudoin, l'espoir est peut-être du côté des jeunes qui n'ont aucun culture religieuse et qui verront les églises pour ce qu'elles sont vraiment: des lieux de fraternité et de ressourcement.

L'historien dit compter sur l'aide de Marie-Andrée Lebel de Batiscan et Gérard Grondin de Saint-Maurice pour organiser la rencontre avec les gens de Portneuf. «À nous trois, on prépare cette affaire-là et on verra par la suite si on forme un comité en bonne et due forme», conclut-il.

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