Chaleureux retour pour Frédéric Dion

Les retrouvailles entre Frédéric Dion et sa famille... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Les retrouvailles entre Frédéric Dion et sa famille ont été très émouvantes, lundi, au retour de son périple en Antarctique. Adélie, six ans, et Danëlle, trois ans, de même que sa conjointe, Caroline, attendaient impatiemment leur aventurier.

Photo: Robert Skinner, La Presse

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(Montréal) L'aventure de Frédéric Dion en Antarctique est maintenant bien terminée. Il a enfin pu embrasser sa conjointe et ses deux filles lundi après-midi à l'aéroport Montréal-Trudeau après plus de deux mois de séparation. L'aventurier de Notre-Dame-du-Mont-Carmel a repoussé les limites du possible lors de son périple couronné de succès et marqué par son lot d'embûches.

«La fin de l'expédition n'est pas quand j'ai quitté l'Antarctique, c'est lorsque j'ai enfin pu serrer mes filles dans mes bras. Et ça vient de se faire», a lancé très ému l'aventurier quelques instants après son arrivée à l'aéroport de Montréal devant les représentants d'une dizaine de médias québécois. 

«Je suis content, je pense que je n'ai pas trop craqué en voyant mes filles», a-t-il ajouté avec le sourire, mais les yeux mouillés pas l'émotion.  

Ses deux filles, Adélie et Danaëlle, 6 ans et 3 ans, de même que sa conjointe, Caroline Mailhot, attendaient impatiemment leur homme. Bouquets de fleurs et petits manchots en peluche dans les mains, les deux petites se sont précipitées sur leur père lorsqu'elles l'ont aperçu pour la première fois depuis des mois.

Avant que papa ne rencontre les nombreux médias présents pour l'accueillir, les deux fillettes lui ont décerné une médaille en forme de coeur représentant toute la fierté, l'admiration et l'amour qu'elles avaient pour lui. 

Ce périple de 54 jours et de 4382 km effectué sur des skis tirés grâce à un cerf-volant à traction a permis à l'aventurier de 37 ans de réaliser trois premières mondiales. Après avoir été la première personne à atteindre le pôle sud d'inaccessibilité - le centre du continent antarctique, en solitaire -, il a poursuivi son aventure vers le pôle sud géographique devenant le premier aventurier à rallier les deux pôles en solitaire lors du même voyage puis vers Hercules Inlet, soit la traversée du contient par son centre, une autre première pour compléter un palmarès déjà bien garni.

Amaigri par tant de jours d'efforts, Frédéric Dion avoue que le plus difficile a été de vivre au quotidien la séparation avec son amoureuse et ses deux filles. «Pour moi, faire du cerf-volant pendant 24 heures dans des conditions extrêmes, c'est un défi et j'aime ça. Monter ma tente dans un blizzard, j'aime ça et ça m'amuse. Mais être loin de ma femme a été la plus grande difficulté», a souligné l'aventurier de la région. 

Lorsqu'on lui demande quels projets l'attendent maintenant que ses rêves de l'Antarctique ont été réalisés, Frédéric Dion répond qu'il se consacrera maintenant au plus important défi de sa vie: celui d'être «le meilleur père au monde». 

Sa conjointe, Caroline Mailhot, ne lui parlait qu'une fois par semaine lorsqu'il se trouvait en Antarctique. Bien qu'elle comprend le besoin de dépassement de son amoureux, les dernières semaines ont été longues. Quelques instants avant de pouvoir enlacer son amoureux, elle était extrêmement fébrile.

«Je vis un mélange d'émotions. Beaucoup de stress, de joie, d'excitation et de gratitude, car il ne s'est rien passé de grave. Il revient en santé», note-t-elle. «Les dernières semaines se sont bien passées à la maison. Étant plus vieille, Adélie comprenait bien ce qu'il se passait. Pour la petite, c'était un peu plus difficile.»

Le couple de Notre-Dame-du-Mont-Carmel forme une belle équipe. Les deux travaillent d'ailleurs à la rédaction d'un livre de motivation sur la pensée unitaire. Les deux s'appuient mutuellement dans leurs défis. «Je suis extrêmement fière de lui. Je savais qu'il réussirait. Mais je lui ai dit d'en profiter au fond pendant qu'il était en Antarctique, car je ne crois pas qu'il va avoir l'opportunité d'y retourner», précise en riant celle qui est également psychologue. «De son côté, Frédéric m'a énormément appuyée lorsque j'ai fait mon doctorat.»  

Les parents de Frédéric Dion, qui habitent Trois-Rivières, sont aussi venus accueillir leur petit aventurier à l'aéroport. Sa mère Lisette Émond ne cachait pas sa grande fierté de voir son fils réaliser ses rêves.  

«Nous sommes très fiers de lui. Il a toujours réussi ce qu'il entreprenait. Il est heureux et aime la vie», confie sa mère. 

L'aventure de Frédéric Dion en chiffres

54: nombre de jours de l'expédition

4382: nombre de kilomètres parcourus

100 kg: poids du matériel incluant le traîneau

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