Les hydrocarbures coulent toujours du bateau échoué à Trois-Rivières

La présence de glace autour de l'épave pourrait... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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La présence de glace autour de l'épave pourrait compliquer le renflouement du Chaulk Determination, échoué au port de Trois-Rivières depuis une semaine et dont la coque laisse toujours s'écouler des hydrocarbures.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les hydrocarbures coulent toujours des réservoirs du bateau-remorqueur Chaulk Determination échoué et coulé au port de Trois-Rivières depuis plus d'une semaine. Si la Garde côtière canadienne (GCC) se félicite de contenir les fuites de carburant avec efficience, il n'en demeure pas moins que la coque est toujours lézardée et que certaines fissures permettent à l'essence de se répandre directement dans le fleuve Saint-Laurent.

«On ne peut pas affirmer que les fuites sont complètement colmatées. Absolument pas. Il y a quelques jours, des plongeurs sont retournés à l'eau pour solidifier des brèches déjà colmatées et pour colmater d'autres petites brèches. Donc, il s'écoule très peu d'hydrocarbures, mais il s'en écoule encore. Nous continuons actuellement notre travail de confinement et de récupération des hydrocarbures», indique Michel Plamondon, porte-parole de la GCC.

Pour l'heure, une dizaine de tonnes d'hydrocarbures purs ont été récupérées, pour un total de 29 500 litres. À ce chiffre s'ajoutent de l'eau souillée, des produits absorbants, du matériel de confinement, des végétaux et des branches contaminés. Rappelons que le Chaulk Determination contenait au départ pas moins de 22 tonnes d'hydrocarbures.

Quant au plan de renflouement livré à la GCC et à Transports Canada par le Groupe Océan le 31 décembre, force est de constater qu'il devra être déposé de nouveau sur la table de travail. «Des modifications devront être apportées», souligne M. Plamondon.

Entre autres, la GCC n'a pas encore décidé si le bateau-remorqueur sera complètement vidangé de ses hydrocarbures avant d'être remis à flot. Les deux opérations pourraient se mettre en action simultanément. Un nouveau plan devrait être soumis aux autorités lundi ou mardi, bien que l'on se garde une certaine liberté de manoeuvre.

«J'aime mieux ne pas dire de journée, car ça pourrait être plus rapidement, voire ça pourrait prendre plus de temps. C'est difficile à dire. On devrait avoir un plan final bientôt», estime M. Plamondon, sans savoir de surcroît quand débutera le renflouement. Seulement la mobilisation du personnel nécessaire et l'installation des équipements sont susceptibles de prendre plusieurs jours.

Et le temps glacial qui s'annonce dans les prochains jours risque de mettre du sable dans l'engrenage. Pour plonger, pour déplacer les estacades, pour manoeuvrer avec aisance autour du bateau, l'eau doit être dégagé de tout embâcle. Afin de combattre l'apparition du givre, la GCC a immergé autour de la coque des compresseurs pour que l'eau ne stagne pas et que des bulles remontent à la surface.

«Si la glace se forme, nous devrons retirer les blocs de glace contaminés», précise M. Plamondon. «Lorsque les opérations de renflouement débuteront, le bateau devra être libre de glace.»

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