Les policiers et pompiers à 0,2 % d'un accord

Les policiers et pompiers de Trois-Rivières pourraient, dès... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Les policiers et pompiers de Trois-Rivières pourraient, dès janvier, mettre au placard leur pantalon de camouflage et revêtir à nouveau leur uniforme.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il est fort à parier que les policiers de Trois-Rivières revêtiront sous peu le pantalon marine spécifique à leur uniforme. Depuis juillet, rares sont ceux qui n'ont pas noté la tenue de camouflage ou le blue-jean porté par les agents de l'ordre qui souhaitent, par ce geste, faire connaître leur opposition à la loi 3 favorisant la santé financière et la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal.

De l'avis du vice-président de l'Association des policiers et pompiers de la Ville de Trois-Rivières, Serge Mailloux, l'actuaire du régime municipal et l'actuaire syndical seraient à deux cheveux de s'entendre sur l'hypothèse actuarielle, qui fixe la valeur des engagements au régime de retraite. Pour l'heure, l'actuaire du régime estime à 6 % l'hypothèse d'intérêt recommandée pour les évaluations actuarielles, alors que l'actuaire syndical l'évalue à 5,8 %.

«Une des premières étapes pour les négociations de notre convention collective, c'est l'hypothèse actuarielle. Si cette étape se déroule bien, nous allons cesser le port du pantalon de camouflage ou des jeans. Le lendemain de l'entente, on remettra notre uniforme», signale M. Mailloux, en ajoutant du même souffle que les policiers et pompiers de Trois-Rivières continueront à se coiffer d'une tuque ou d'une casquette rouge en guise de solidarité. «Un ou deux téléphones entre les deux actuaires et on saura où s'en aller. J'ai espoir à 99,9 % que cette étape n'est qu'une formalité», estime M. Mailloux.

Une rencontre devait se tenir avant la période des Fêtes, rencontre qui a été ajournée jusqu'en janvier.

«Dès que j'ai confirmation que ça se passe bien, on cesse nos moyens de pression», insisteM. Mailloux. «Le maire [Lévesque] est parti du bon pied. Si ça continue dans ce sens, on va démontrer notre bonne foi. On a une ouverture, on n'est pas boqués», souligne-t-il non sans mise en garde. «Si lors des négociations futures sur l'application des nouvelles règles de la loi 3 les bottines du maire ne suivent plus ses paroles, il sera toujours temps de revêtir à nouveau le pantalon de camouflage.»

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