Mont-Bénilde: plus d'un million $ pour son acquisition

La directrice générale du CBQ, Carole Bellerose, est... (Photo: Olivier Croteau)

Agrandir

La directrice générale du CBQ, Carole Bellerose, est confiante de dénicher d'ici 90 jours les 210 000 $ manquants pour acquérir définitivement l'école secondaire Mont-Bénilde et les terrains adjacents.

Photo: Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Bécancour) À l'issue de 15 mois de tractation, le Centre de la biodiversité du Québec (CBQ) à Bécancour a déposé une offre d'achat sur la table des Frères des écoles chrétiennes pour acquérir l'école secondaire Mont-Bénilde et les terrains adjacents, une proposition que la communauté religieuse s'est empressé d'accepter.

D'une valeur de 1 million cinquante mille $, cette transaction permettra au CBQ non seulement d'assurer la pérennité de ses activités pour vingt-cinq ans minimum, mais encore de faire fleurir un nouveau pan touristique d'envergure dans la région.

Les amateurs de la diversité des espèces présentes dans un milieu donné pourront profiter dès 2015 de certains nouveaux atouts du CBQ. Et l'administration n'est pas à court d'idées pour loger ce terrain d'une superficie de 5 millions de pieds carrés où accourront, espère-t-on, 100 000 personnes par année à compter de 2020.

Ainsi, l'aile ouest sera équipée d'un vaste poste d'accueil en mesure de recevoir cette manne de visiteurs. À cela s'ajoutera des locaux propices à l'hébergement d'expositions itinérantes et permanentes, entre autres un mini-insectarium, ainsi que des ateliers dédiés à la construction de décors. Les deux gymnases et la palestre seront transformés en salles de conférence. Quant aux bureaux donnant sur la façade, ils seront loués à des organismes communautaires, parapublics et à des entreprises. «En plus des trois ou quatre autres projets en cours, mais dont je ne peux pas encore parler puisqu'ils ne sont pas rendus à terme», assure la directrice générale du CBQ, Carole Bellerose.

D'autres surprises sont à prévoir dans les années à venir, particulièrement en ce qui concerne l'utilisation du caveau. «Ça va être assez hot. Les gens vont entrer comme s'ils se trouvaient sous terre. Nous développerons une thématique que je ne veux pas ébruiter pour l'instant, mais... Les gens vont y entrer comme sur une autre planète», laisse planer la directrice générale non sans enthousiasme.

Par-dessus le marché, Mme Bellerose caresse l'idée d'ériger sur le toit de la bâtisse une tour d'observation qui permettra de jeter un oeil horizontal sur le paysage bécancourois.

Assurer la pérennité

De l'avis de Mme Bellerose, cette importante acquisition s'avère indispensable à la pérennité du CBQ. Trop petites pour accueillir de nouveaux projets d'expansion, les installations de l'avenue des Jasmins ne répondent plus à l'augmentation des entrées au tourniquet, de l'ordre de 10 à 15 % par année. D'autant plus que le droit d'usage dont dispose le CBQ sur la forêt à proximité prend fin en 2022.

«Enfin nous contrôleront notre avenir et notre développement», se réjouit Mme Bellerose. «La forêt du Mont-Bénilde est sans prix en matière de biodiversité avec ses huit écosystèmes et ses milieux humides.» Une carte maîtresse qui permettra au CBQ de tisser des accointances avec l'Université du Québec à Trois-Rivières, le CEGEP de Trois-Rivières et le Collège Laflèche.

Nonobstant la volonté déclarée du CBQ de ranimer le Mont-Bénilde, les dés ne sont pourtant pas encore joués. En effet, l'organisme à buts non lucratifs dispose de 90 jours pour amasser la totalité des fonds nécessaires à cette importante acquisition, soit 210 000 $ supplémentaires.

«Nous sommes confiants. Je ne suis pas inquiète», indique Mme Bellerose. «Deux demandes de subventions à des fondations sont déjà envoyées. Nous n'avons pas sollicité le gouvernement pour réaliser notre projet. C'est rare. Tous les fonds proviennent du milieu, entre autres du Comité de développement durable et de la Ville de Bécancour.»

En somme, si tout va pour le mieux, ce chantier de carrure touristique nationale devrait s'ouvrir en mars 2015 et entraînera dans son sillon la création de nouveaux emplois, en plus de consolider ceux existants.

Nota bene : le CBQ invite la population, samedi et dimanche, à une journée portes ouvertes gratuite afin d'assister aux drôles de frasques de Urbain le malin lutin (représentations à 11h et 14h), tout en s'émerveillant du plumage hivernal des oiseaux de proie.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer