La peine de mort pour contrer l'austérité, propose le maire de Louiseville

Yvon Deshaies plaide pour le rétablissement de la... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Yvon Deshaies plaide pour le rétablissement de la peine de mort au Canada.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) Outré de voir que la société paie pour des gens responsables de crimes graves en cette période d'austérité économique, Yvon Deshaies s'apprête à faire des représentations auprès des gouvernements fédéral et provincial pour ramener la peine de mort au Canada.

Le maire de Louiseville a fait cette sortie inattendue mercredi midi, tout juste après la rencontre organisée avec les représentants des médias afin de discuter du budget de Louiseville de 2015, un budget qui a demandé certains réaménagements en raison des coupes financières imposées par le gouvernement québécois.

L'élu municipal comptant 24 ans d'expérience comme conseiller et un an comme maire a même demandé aux chefs de services qui étaient présentes pour la rencontre sur le budget de quitter son bureau. De toute évidence, le maire avait préparé le coup.

«Il faudra que le gouvernement pense à la pendaison. Ces personnes-là vont se ramasser à la cour, ça va nous coûter des fortunes. On les envoie en prison, il faut payer pour eux. Il faudra qu'on y pense tranquillement pas vite. Quand tu fais vraiment du mal et qu'en plus, tu rapportes plus grand-chose à l'État, va-t'en! On est tanné de payer pour des gens qui font du mal. C'est la pendaison (que ça prend).»

Homme fort émotif, M. Deshaies ne se gêne pas pour dire qu'il a fortement réagi lorsqu'il a vu à la télévision un reportage montrant des veaux maltraités dans une ferme de Pont-Rouge. Les cas fort médiatisés de Luka Rocco Magnotta et de Guy Turcotte ont aussi été abordés par le maire de Louiseville. Selon lui, toutes ces personnes méritent de mourir par pendaison, car les preuves contre elles sont claires, soutient-il.

«Magnotta, on va en prendre soin, on va payer pour. Je suis tanné. Pour Guy Turcotte, c'est out! Il l'a dit qu'il a tué ses enfants. On débarrasse. Tu te fais prendre la main dans le sac? C'est assez. On coupe des services à des gens qui en ont besoin, on demande à tout le monde de faire des efforts. On est rendu là.»

M. Deshaies souligne que le retour de la peine de mort au Canada est souhaitable pour les responsables de crimes odieux. Il est toutefois d'accord avec le fait que le système s'occupe de personnes ayant de vrais problèmes, comme Michel Gélinas, ce père de famille de retour devant la justice pour avoir grimpé une deuxième fois dans le château d'eau de l'ancienne usine Associated Textiles.

«Michel Gélinas a besoin de soins. Mais ceux qui font des crimes graves, c'est la pendaison. Pas la chaise électrique, ça coûterait trop cher d'électricité», raconte M. Deshaies, en précisant que si un jour il se présentait pour devenir député au provincial ou au fédéral, le retour de la peine de mort ferait partie de son plan de match.

La position de M. Deshaies ne représente pas celle de son conseil. Mais le maire de Louiseville entend bien se servir de sa fonction pour approcher les gouvernements supérieurs et discuter de cette question.

À ce sujet, Marc H. Plante indique qu'il fera son travail de député de Maskinongé et qu'il écoutera les propos du maire de Louiseville.

«Il a le droit à ses opinions, comme tous les autres citoyens. Mon rôle est de l'écouter, mais c'est un dossier fédéral.»

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