Noël blanc pour les nouveaux arrivants

Le père Noël a remis une centaine de... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Le père Noël a remis une centaine de cadeaux à autant d'enfants issus de quarante-cinq pays différents.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le sous-sol de l'église Notre-Dame-des-sept-Allégresses ressemblait à s'y méprendre, samedi, à la salle de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies (ONU). Plus de 200 personnes provenant de quarante-cinq pays s'y étaient donné rendez-vous pour marquer, dans un désordre de réjouissances, l'arrivée du père Noël, le tout chapeauté par le Service d'accueil des nouveaux arrivants (SANA) de Trois-Rivières.

C'est un tableau minutieux brossant le portrait du multiculturalisme trifluvien qui était mis à l'honneur dans le cadre de cette fête annuelle. Les enfants natifs de diverses cultures, entre autres l'Égypte, la Colombie, le Pérou, le Mexique, le Congo, le Burundi, le Tchad, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Maroc, l'Argentine et la Belgique s'amusaient ferme entre eux dans la plus pure harmonie diplomatique, rappelant aux adultes présents à quel point les citoyens du monde peuvent s'entendre comme larrons en foire lorsque les préjugés ne sont pas invités aux festivités.

«C'est là qu'on peut voir que l'interculturalisme, ça marche. Nos différences font notre richesse», reconnaît Ivan Suaza, directeur général du SANA.

Seulement dans les trois dernières semaines, quarante nouveaux arrivants, tous réfugiés politiques, ont foulé les berges de la rivière Saint-Maurice pour, finalement, y enraciner leur avenir.

«Cette diversité est magnifique», lance le député de Trois-Rivières Robert Aubin entre deux poignées de main senties.

«Cette fête est l'expression de la langue française aux accents de partout à travers le monde. C'est l'ONU francophone», reconnaît-il avec enthousiasme. Un son de cloche repris en écho par le ministre responsable de la région de la Mauricie, Jean-Denis Girard, et par le député de Maskinongé Marc H. Plante, tous deux spectateurs de ce sommet international.

«Cette activité a comme objectif de partager la culture canadienne et québécoise», renchérit M. Suaza.

«L'idée c'est de mêler les familles entre elles afin que chacune raconte aux autres les us et coutumes traditionnelles qui prévalent dans leur pays d'origine. C'est un partage d'expériences, c'est un échange. On demande aux gens de raconter leur pays: comment ça se passe chez nous, comment ça se passe chez vous, comment ça se passe ici?»

Originaires du Cameroun et établis à Trois-Rivières depuis 18 mois, Diane Manga et Pierre-Michel N'Cho ont pris le parti de planter leurs pénates dans la cité de Laviolette. Et depuis, ils ne regrettent rien de leur terre d'accueil.

«Nous sommes passés de l'Afrique directement à Trois-Rivières. Nous avons choisi Trois-Rivières d'abord pour son climat, car j'avais lu sur Internet qu'il y faisait moins froid [rires], puis pour le coût de la vie qui est ici abordable. Nous avons quatre enfants alors nous ne pouvions pas nous permettre de nous installer à Montréalpar exemple. Enfin, c'était important pour nous de vivre dans une ville sécuritaire où les gens sont conviviaux. En 18 mois, le bilan est très positif», assure Mme Manga sous le regard approbateur de son mari.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer