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Frédéric Dion devient le premier homme à atteindre le centre de l'Antarctique en solo

Frédéric Dion a réussi à atteindre le centre... (Photo: blogue.fredericdion.com)

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Frédéric Dion a réussi à atteindre le centre de l'Antarctique en un temps record. Il a décidé de poursuivre son expédition.

Photo: blogue.fredericdion.com

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Frédéric Dion a inscrit son nom dans l'histoire lundi en étant la première personne à atteindre le pôle sud d'inaccessibilité en solo. Et il l'a fait en un temps record, en seulement 36 jours.

Après avoir affronté des températures sous les -50 degrés Celsius, des engelures, d'importants bris d'équipements, un blizzard avec des vents de 150 km/h et un incendie qui a failli brûler sa tente, il a réussi à atteindre le centre de l'Antarctique tiré en ski par une voile de traction.

«Ça été une longue attente, mais je l'ai fait. Le plaisir et le bonheur ont été dans chacun des pas que j'ai faits pour me rendre là», lance exténué du bout du monde l'aventurier de Notre-Dame-du-Mont-Carmel à l'aide d'un téléphone satellitaire rechargé par des panneaux solaires. 

«Je cherchais le buste de Lénine installé au centre de l'Antarctique il y a une soixante d'années par des Russes et soudainement, je l'ai aperçu par-dessus mon épaule. Quand je l'ai vu, j'ai fait le saut, ça fait des semaines que je suis seul. J'étais vraiment excité. Tu parcours des milliers de kilomètres et tu ne vois qu'un paysage blanc. Et là soudainement, tu aperçois le buste. Il existe pour vrai!», a-t-il ajouté d'une voix encore très fébrile.

Malgré la fierté qu'il l'envahissait au moment d'atteindre finalement le centre du continent glacé, sa rencontre avec le buste de Lénine n'a été que de courte durée. L'absence de toute chaleur à cet endroit malgré le soleil présent 24 heures sur 24 dans le ciel était insupportable.

Un immense sentiment de solitude l'a de plus submergé alors qu'il se trouvait à l'endroit le plus isolé de la planète. «On se sent seul», avoue-t-il. «Et il faisait tellement froid au pôle sud d'inaccessibilité. Je n'ai pas connu un tel froid depuis le début de mon aventure. J'ai pris quelques photos, et j'ai eu beaucoup de difficulté à le faire, avant de retourner à ma tente.» 

Après quelques jours à attendre que le vent se lève, Éole l'a finalement rejoint au centre de l'Antarctique. Voilà la chance qu'attendait Frédéric Dion pour entreprendre le dernier droit de son aventure. «Ce matin [lundi] à 3 h, il ventait un peu alors je me suis dit: ''C'est ma chance''», a-t-il expliqué. 

Frédéric Dion a alors fait les premiers 11 km sur les 33 qui le séparaient de son objectif avec son matériel, avant qu'il s'aperçoive que les vents n'étaient pas suffisamment puissants pour lui permettre de bien progresser. 

«J'ai laissé mon traîneau et du matériel sur place avant de continuer ma route. J'ai pris seulement le matériel de sécurité. Cela m'a permis d'être plus rapide», souligne-t-il.  

L'aventurier de Notre-Dame-du-Mont-Carmel prend maintenant la route vers le pôle sud géographique situé à près de 900 km d'où il se trouve. «Ça va sûrement m'apporter toutes sortes de nouvelles aventures», précise-t-il en riant. «Une étape à la fois. L'expérience des 36 deniers jours l'a

démontré, je vais faire de mon mieux.»

Bien qu'il a perdu du poids - une quinzaine de livres -, Frédéric Dion conserve la forme. Il souligne ne pas souffrir de sa perte de poids, bien que sa réserve de nourriture diminue. «Il ne m'en reste pas beaucoup de poids à perdre», précise-t-il. «Il me reste encore de la nourriture pour une vingtaine de jours. Il y en a beaucoup qui a été détruit par les problèmes de vibrations du traîneau.» 

Fier ambassadeur des scouts du Canada, Frédéric Dion a déployé le drapeau de l'organisation au pôle sud d'inaccessibilité. L'aventurier espère que son expédition hors du commun permettra au mouvement d'élargir son recrutement. «Le scoutisme est le plus gros mouvement jeunesse au monde. J'ai hâte de voir les répercussions de l'expédition sur le mouvement à travers le monde», affirme Frédéric Dion. «Dans les scouts, on prépare des projets et on les vit. C'est exactement ce que je fais.»

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