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Québec débloque 19,5 millions $ pour la formation des pompiers volontaires ou à temps partiel

Dans l'ordre habituel, on retrouve le président de... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Dans l'ordre habituel, on retrouve le président de l'Association des chefs en sécurité incendie du Québec, Daniel Brazeau, la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, le directeur de l'École nationale des pompiers du Québec, Jacques Proteau, et le maire de Louiseville, Yvon Deshaies.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Louiseville) «Notre gouvernement ne fait aucun compromis quand il est question de la sécurité au Québec». C'est en ces termes que la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a annoncé vendredi la mise en oeuvre du nouveau programme d'aide financière pour la formation des pompiers volontaires ou à temps partiel. Et la confirmation provinciale d'une enveloppe budgétaire de 19,5 millions de dollars sur cinq ans s'est faite à Louiseville.

Selon la vice-première ministre, ce programme, déjà évoqué lors du dernier budget, vient répondre concrètement à un besoin exprimé depuis plusieurs années par le milieu municipal et les organisations en sécurité incendie. Il vise à réduire les dépenses des municipalités liées actuellement à la formation de leurs pompiers volontaires ou à temps partiel.

À son avis, cette aide financière leur permettra d'être mieux outillées pour faire face aux défis à venir en matière de protection incendie. Ultimement, dit-elle, ce sont les citoyens qui seront mieux desservis et mieux protégés contre les risques d'incendie.

«En rendant accessible, dès maintenant, ce programme d'aide financière, nous invitons tous les pompiers volontaires ou à temps partiel du Québec à se prévaloir de la formation qui leur est proposée, afin de les aider à rendre leur intervention plus efficace et plus sécuritaire», a déclaré la ministre Thériault.

Le ministère de la Sécurité publique informera, dans les prochains jours, les autorités régionales des détails relatifs aux modalités d'application du programme afin que les municipalités puissent en bénéficier pour l'année financière 2014-2015.

La subvention peut s'appliquer à une gamme de formations, dont celle de base appelée «pompier 1», mais aussi certains cours spécialisés comme «matières dangereuses», «opérateur d'autopompe» et «désincarcération».

La formation des pompiers volontaires et à temps partiel a été remise en question cette année après l'incendie tragique de L'Isle-Verte, dans lequel 32 personnes ont péri. Le travail de cette équipe de pompiers à temps partiel a été critiqué, notamment lors des audiences du coroner.

Mais la ministre Thériault soutient que «l'Isle-Verte n'est pas l'élément déclencheur» du programme d'aide financière puisque la question fut abordée lors du Forum sur la sécurité incendie en 2012.

«Les pompiers volontaires mènent une double vie, dans le bon sens. Ça va nous aider à garder nos pompiers chez nous et ça va nous aider monétairement, on en a besoin», a lancé le maire de Louiseville, Yvon Deshaies, qui fut lui-même pompier volontaire pendant 31 ans.

Sur les 23 000 pompiers au Québec, pas moins de 17 800 sont des pompiers volontaires ou à temps partiel et ils se retrouvent surtout dans les petites municipalités.

Pour sa part, le directeur de l'École nationale des pompiers du Québec, Jacques Proteau, a fait allusion aux trois volets du programme qui permet de démarrer des cohortes de formation, rembourser les frais de scolarité et d'aider pour certaines autres formations.

«Nous sommes le bras opérationnel de la sécurité civile, les intervenants d'urgence de première ligne. C'est une bouffée d'air frais pour les municipalités et les MRC. Les grands gagnants sont les citoyens du Québec», affirme-t-il.

De son côté, c'est avec émotion que le président de l'Association des chefs en sécurité incendie du Québec, Daniel Brazeau, a accueilli cette nouvelle pour laquelle «je me bats depuis plus de 30 ans». «C'est une avancée majeure pour le monde de l'incendie au Québec», a-t-il conclu.

Avec la collaboration de la Presse canadienne

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