Le Téléjournal Mauricie amputé de 30 minutes

Le bulletin d'information de 18 h de Radio-Canada Mauricie... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le bulletin d'information de 18 h de Radio-Canada Mauricie passera à 30 minutes à compter de l'automne 2015, à l'instar de ceux de Sherbrooke, Saguenay et Rimouski.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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François Houde, La Presse Canadienne
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Radio-Canada a annoncé jeudi que ses bulletins d'information seraient réduits à 30 minutes dans certaines régions du Québec et du Canada. Les téléjournaux de 18 h passeront ainsi à 30 minutes à Sherbrooke, Trois-Rivières, Saguenay et Rimouski.

La société d'État continuera toutefois de produire et de diffuser des bulletins de 60 minutes en semaine et de 30 minutes le week-end dans les marchés de Montréal, Québec, Ottawa-Gatineau et l'Acadie.

Radio-Canada précise également que les téléjournaux de 30 minutes en région «seront bonifiés par l'ajout d'émissions spéciales ponctuelles qui mettent en valeur les communautés, leur culture et leurs réalisations», et s'engage à produire tous les jours des contenus locaux «qui accompagneront les téléspectateurs pendant la journée».

Cette décision fait partie de la nouvelle stratégie «Un espace pour nous tous» dévoilée par Radio-Canada en juin dernier et dans laquelle le diffuseur public s'était engagé à être encore plus pertinent dans les communautés locales. Le diffuseur public souhaite, pour ce faire, mettre davantage l'accent sur les services mobiles et Web.

À compter de l'automne 2015, Radio-Canada prévoit donc étendre son offre de services multi-écrans dans toutes les régions par la mise en place de nouveaux sites régionaux adaptables sur tous les écrans et appareils mobiles. Ce travail a déjà commencé à Québec, à Trois-Rivières, à Saguenay, à Ottawa-Gatineau, dans l'Ouest et se poursuivra à travers le pays dans les prochains mois.

André de Sève, directeur des régions du Québec pour Radio-Canada, était jeudi à Trois-Rivières pour annoncer la nouvelle aux employés de la station trifluvienne. Il a indiqué ne pas être en mesure de dire si ces transformations auront pour effet de couper des emplois à Trois-Rivières.

«La transformation de l'information est un dossier, la question des postes en est un autre. Nous sommes en train de faire l'analyse des impacts station par station pour pouvoir procéder à cette transformation. Il m'est impossible pour l'instant de dire comment cela affectera la Mauricie.»

«La raison pour laquelle nous annonçons maintenant ces transformations avant d'en connaître tous les impacts, c'est que dès janvier, on mettra en place des comités dans toutes les régions pour réfléchir à comment nous allons faire pour effectuer cette transformation-là.»

Pour ce qui est des 5 h 30 d'information régionale hebdomadaire imposées par le CRTC, le directeur affirme qu'elles seront respectées même si on diminue de 30 minutes le bulletin d'information en semaine. «On va réfléchir à comment on pourra développer d'autres créneaux dans la journée pour inclure du contenu régional.»

Les réactions n'ont évidemment pas tardé à la suite de cette annonce. Le Nouveau Parti démocratique a reproché au gouvernement conservateur d'être à la source de ces compressions dans les bulletins des régions. «Il est inconcevable de croire que notre diffuseur public sera en mesure de continuer son mandat et d'offrir une information de qualité qui représente les gens de la région dans ces conditions, a notamment indiqué le député néodémocrate de Trois-Rivières, Robert Aubin. Les Canadiens sont en droit d'être informés sur ce qui se passe dans leur région et sont aussi en droit de s'opposer aux mesures prises par le gouvernement conservateur contre leur diffuseur public.»

Pour sa part, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec a fait savoir qu'elle a des raisons de croire que la perte de ces minutes d'information se traduira par la disparition d'importantes voix locales. «Le déploiement de nouvelles plateformes ne peut pas se substituer au contenu perdu et ce, même si Radio-Canada ouvre la porte à des émissions spéciales «ponctuelles». À Trois-Rivières, par exemple, en plus des sports, de la culture et de la météo, la demi-heure qui vient d'être amputée permettait de diffuser des entrevues liées à l'actualité locale.»

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