Vallée du Parc inaugure sa saison ce mercredi

La saison débute aujourd'hui à Vallée du Parc.... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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La saison débute aujourd'hui à Vallée du Parc. Ce dimanche 14 décembre, tout le monde pourra accéder au site pour 5 $. On aperçoit sur la photo Annie Brousseau et Alain Beauparlant, directrice adjointe et directeur général du centre de glisse.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Tout est fin prêt pour accueillir les premiers skieurs et planchistes au Centre de glisse Vallée du Parc ce mercredi matin. Mardi, au milieu des derniers préparatifs, le directeur général Alain Beauparlant prévoyait ouvrir au moins cinq pentes au public aujourd'hui, en espérant rendre accessible la totalité des 20 pentes d'ici Noël.

«Ce qu'on souhaite, c'est une bonne bordée de neige pour pouvoir ouvrir le sentier de luge alpine avant Noël, vu qu'il nécessite de la neige naturelle seulement», ajoutait-il en évoquant cette nouveauté ajoutée à l'offre cette année. Une nouveauté sur laquelle la direction de la station s'appuie pour attirer encore plus de visiteurs.

L'innovation pour la rétention

La directrice adjointe de Vallée du Parc, Annie Brousseau, identifie la rétention de la clientèle comme un des enjeux majeurs de l'industrie de ski. Le centre de glisse a beau être le seul de son genre en Mauricie (le centre de ski de La Tuque est d'administration municipale), les clients doivent tout de même être séduits.

Et la compétition ne s'évalue même pas en se comparant aux autres centres de Québec, de Charlevoix, de l'Estrie et des Laurentides. La concurrence se déploie vis-à-vis les autres sports, observe Mme Brousseau. Au lieu de comparer l'attrait du ski de station en station, on le confronte maintenant à l'attrait à d'autres sports qui se pratiquent désormais 12 mois par année.

«Il faut innover dans tous les secteurs: dans la nourriture, dans le bar des jeunes, dans la glisse sur tube, dans le parc à neige...», énumère Alain Beauparlant, en mentionnant différents volets de la station en développement continuel depuis 2009. «On a travaillé à faire une mise à niveau, et maintenant, on est en mode bonification», constate-t-il.

Mme Brousseau soutient que l'innovation est également à considérer dans l'initiation. «Comme une des problématiques de l'industrie est la rétention, il est important d'offrir une sensation dès la première expérience», indique-t-elle en donnant l'exemple d'une nouvelle zone d'apprentissage conçue pour faciliter l'enseignement du ski et de la planche, avec demi-lunes et bosses.

Un «bébé parc à neige» sera aussi inauguré pour permettre aux plus jeunes (six, sept, huit ans...) de pratiquer mêmes activités que les grands dans le parc à neige traditionnel, mais de façon plus sécuritaire.

«On travaille pour devenir la meilleure station familiale», résume Alain Beauparlant en positionnant Vallée du Parc dans le paysage québécois. M. Beauparlant et Mme Brousseau siègent tous les deux au sein de l'Association des stations de ski du Québec, le premier au comité de la relève et la seconde au comité du marketing, une façon de se tenir au courant des enjeux reliés à l'industrie et d'échanger expériences et procédés.

L'Association milite notamment pour l'établissement de tarifs préférentiels d'Hydro-Québec pour les stations de ski. «L'électricité est ma troisième plus grosse dépense après les salaires et les assurances», confie M. Beauparlant. Pour contribuer à l'injection de revenus au budget, Vallée du Parc s'est ouvert à la location pour des événements corporatifs et mariages, et des fêtes pour enfants peuvent être tenues au centre. En haute saison, le centre emploie environ 240 personnes.

Qui skie?

La direction préfère attendre pour dévoiler le nombre de billets de saison vendus jusqu'à présent, sachant que les emplettes du temps des Fêtes augmenteront le compte. «Nous sommes légèrement au-dessus des ventes par rapport à l'an passé, ce qui est bien considérant les mauvaises nouvelles économiques dans la région», commente M. Beauparlant.

La semaine, les pentes sont dévalées surtout par les retraités (un bassin d'environ 250 personnes, évalue Mme Brosseau), et sont prises d'assaut par les groupes scolaires. «Pour le primaire, on a développé un produit d'animation par plateaux. Ils peuvent faire du ski, de la glissade sur tubes, de la carriole, de la course à relais en raquette... Certains jours, on peut avoir400 jeunes en même temps», illustre-t-elle.

«Et avec la luge, on a des réservations de nouvelles écoles de l'extérieur de la région, de Berthier, Repentigny, de la rive sud...», ajoute-t-elle. «Le soir, ce sont surtout des jeunes adultes, et plus de gars que de filles. Ils viennent pour faire une activité de plein air, mais aussi pour prendre une petite bière après. On a créé les soirées Bottes de ski et martinis pour attirer les filles aussi!» La fin de semaine, les familles se retrouvent au centre de glisse, et les cours de ski sont particulièrement populaires.

Le projet de «produit intégré» englobant un développement domiciliaire et récréotouristique est toujours sur les rails. «On en est à la phase 1. Depuis 2009, on le dit: on veut faire un petit village alpin dans lequel la famille va débarquer deux, trois jours et tout trouver», mentionne M. Beauparlant sans donner d'autres détails pour l'instant.

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