On veut des jeunes en santé

Hélène Corneau, directrice générale de la Commission scolaire... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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Hélène Corneau, directrice générale de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Jean-Marc Gauthier, directeur de l'Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie, Chantal Couturier, directrice de l'École secondaire Chavigny, Claude Lessard, président de la Commission scolaire, la docteure Isabelle Goupil-Sormany, directrice de la Santé publique à l'Agence de santé et de services sociaux. Mauricie/Centre-du-Québec, et Claire Chouinard, responsable régionale de Québec en forme.

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

À cause de la malbouffe et de la sédentarité, pour la première fois, une génération d'enfants risque de ne pas vivre aussi longtemps que leurs parents. Devant ce constat, des organismes de santé et de sport de la Mauricie se mobilisent afin que des actions soient prises pour favoriser l'adoption de saines habitudes de vie chez les jeunes. S'il faut tout un village pour élever un enfant, comme dit l'adage africain, il faut aussi tout un village pour le garder en santé.

Fort de ce constat, l'Agence de santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Québec en forme et l'Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie ont annoncé, mardi, à l'école secondaire Chavigny, les actions qui seront mises en place pour atteindre ce but commun chez les jeunes âgés entre 0 et 17 ans. En fait, ce sont 16 partenaires réunis en table intersectorielle qui collaboreront à la mise en place de ces actions qui ont pour but de faciliter l'accès à une pratique d'activités physiques et à une offre alimentaire saine. En bout de ligne, cette démarche débouchera sur des forums régionaux de santé à l'automne 2015, sur les sept territoires de la Mauricie, (réserves indiennes comprises) suivi d'un sommet régional de la santé en 2016.

La docteure Isabelle Goupil-Sormany, directrice de la Santé publique, a rappelé que selon l'Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire, 26 % des jeunes du secondaire de la Mauricie et du Centre-du-Québec avaient mangé de la malbouffe dans un restaurant ou un casse-croûte trois fois ou plus durant la semaine d'école précédente. 31 % des jeunes du secondaire consommaient le nombre minimum de portions de fruits et légumes recommandé par le Guide alimentaire canadien. Enfin, 23 % des jeunes étaient sédentaires et seulement 31 % des jeunes du secondaire étaient considérés comme physiquement actifs durant l'année.

«Ce portrait nous incite à agir tous ensemble, a confié le médecin. C'est en intervenant tôt que nous donnons la chance à nos jeunes d'adopter de saines habitudes de vie qu'ils poursuivront à l'âge adulte.»

Bien que plusieurs actions ont été posées, il reste encore du chemin à faire, a observé Claire Chouinard, responsable régionale de Québec en forme. Cette dernière a raconté avoir fait ce constat après avoir vu des enfants dans un centre sportif qui avaient tous en main une slush et une poutine. Les actions en lien avec la saine alimentation et l'activité physique seront déployées dans différents milieux puisqu'il est évident qu'il faut une action concertée et constante pour arriver à des résultats.

Les services de garde éducatifs, les écoles, les municipalités et les organismes communautaires seront donc mis à contribution. Il est question de jeux actifs chez les tout-petits et d'offre supplémentaire d'activités récréatives et sportives dans les écoles primaires et secondaires, notamment l'aménagement, l'organisation et l'animation des cours d'école.

Du côté des municipalités, on soutiendra les gestionnaires des cantines d'arénas pour qu'elles offrent réellement des choix santé dans leur menu, et pas seulement une salade verte pour se donner bonne conscience. Des actions sont d'ailleurs posées en se sens au Colisée municipal de La Tuque tandis qu'un projet pilote est en développement avec l'Association régionale de soccer de la Mauricie pour mieux outiller les entraîneurs et les parents pour qu'ils supportent eux aussi les saines habitudes de vie.

Enfin, du côté des organismes communautaires, on soutiendra des initiatives favorisant l'approvisionnement en aliments sains à des organismes oeuvrant en sécurité alimentaire auprès des enfants de milieux défavorisés.

Un tel projet ne peut se mettre en place sans un solide support financier. Le Plan d'action régional pour les saines habitudes de vie peut compter sur le soutien et l'appui financier de Québec en forme qui y investit 359 000 $ sur deux ans.

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