L'auberge le Florès évite la faillite

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L'auberge Le Florès, qui s'était placée sous la protection de la Loi de la faillite en juillet dernier, pourra poursuivre ses activités.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

L'auberge Le Florès évite la faillite. Le plan de redressement présenté par la direction à ses créanciers a été accepté lundi matin, ce qui permet au commerce de Shawinigan de poursuivre ses activités.

Le Florès s'était placé en juillet dernier sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité en raison de dettes accumulées de près de deux millions de dollars. Tout en maintenant les activités de l'auberge, la direction a soumis un plan de redressement à la fin du mois de novembre.

Le plan indique que les 134 créanciers non garantis toucheront 5 % de la valeur des créances. La valeur des créances non garanties atteint quelque 700 000 $. C'est le ministère du Revenu du Québec qui affiche la plus importante créance, soit 148 000 $ en non-paiement de taxes.

Les créanciers garantis seront payés à 100 %. Cette catégorie regroupe entre autres le prêt hypothécaire avec une institution financière (165 000 $) et la Ville de Shawinigan (85 098,30 $ pour taxes impayées). Le personnel recevra aussi le plein paiement de son traitement.

L'assemblée des créanciers s'est déroulé lundi à Trois-Rivières. Le tout a été réglé très rapidement: moins de cinq minutes ont été nécessaires pour en arriver à l'acceptation.

«Je suis très contente. Les créanciers accordent leur vote de confiance. Ce qui est important est de conserver les emplois. Le Florès est un fleuron de la région», déclare Carolle Charles, la propriétaire de l'établissement depuis son ouverture il y a 35 ans.

L'entourage de Mme Charles, incluant elle-même, possède d'ailleurs des créances d'environ 1,2 million de dollars sur l'ensemble des dettes.

«Les créanciers ayant voté ont supporté la proposition d'arrangement. Certains créanciers se sont abstenus. Mais il n'y a pas eu de commentaires négatifs durant l'assemblée, personne n'est contre», ajoute Éric Pronovost, syndic chez Raymond Chabot Grant Thorton.

La perte de clientèle corporative découlant de la fermeture d'usines, peu de temps après que l'entreprise eut investi dans l'auberge, fait partie des explications de cette pénible situation financière.

La difficulté de recruter du personnel de haut niveau, notamment pour les cuisines, est un autre facteur à considérer, ajoute Mme Charles.

«Mon plus grand défi est de trouver une relève. J'aurai bientôt 71 ans. J'ai encore la passion, j'aime les gens, mais je suis fatiguée. Si quelqu'un veut prendre la relève, je suis ouverte à discuter.»

L'accord des créanciers étant chose réglé, la direction du Florès devra obtenir l'aval de la Cour supérieure pour entériner l'acceptation du plan de redressement.

Ce passage devant le tribunal devrait avoir lieu au début de 2015.

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