Un montant record de 506 730 $ pour le Noël du pauvre

Le chanteur yé-yé Joël Denis a littéralement soufflé... (Photo: Stéphane Lessard)

Agrandir

Le chanteur yé-yé Joël Denis a littéralement soufflé l'enthousiasme de la foule lors de son passage au Noël du pauvre.

Photo: Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

Aucune austérité économique n'aurait été assez rigoureuse pour refroidir l'ardeur et le bonheur palpable des centaines de personnes réunies hier à la salle J.-Antonio-Thompson afin d'assister au téléthon du Noël du pauvre. Un véritable banquet d'artistes ont défilé sur la grande scène, damnant le pion à Dame Pauvreté qui n'en menait pas large. Au moment de mettre sous presse, 506 730 $ avaient été amassés pour venir en aide aux personnes en difficulté de la Mauricie et du Centre-du-Québec, un montant qui dépasse celui de l'an passé.

De l'avis du président de cette 56ème édition, Christian Belisle, l'instabilité économique décriée sur toutes les tribunes n'aura pas eu d'impact notable sur la générosité des donateurs. «Il ne faut pas avoir beaucoup pour donner un peu», résume-t-il avec philosophie. «Le Noël du pauvre, c'est une multitude de petits gestes individuels. La morosité, c'est un état. Ce n'est pas ce qu'on fête aujourd'hui. Ce qu'on fête, c'est le partage, qui est le contraire de la morosité. Le Noël du pauvre, c'est davantage une fête qu'un cri de détresse. Nous sommes très fiers de nos bénévoles et remercions l'ensemble de la population.»

Un point de vue partagé par le président d'honneur de la soirée, l'ex-maire de Bécancour et actuel président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard. Très impressionné par le travail acharné accompli par une armée de 2000 bénévoles dans plus de 50 municipalités, M. Richard espère que ce moment de solidarité permettra à plusieurs, dont lui-même, de faire un arrêt sur l'image et d'apprécier davantage ce que l'on possède, sans oublier ceux qui en n'ont moins.

«Quand tu t'arrêtes un peu, tu t'aperçois que tu as plein d'avantages que d'autres n'ont pas nécessairement. J'ai des vêtements confortables, j'ai une auto, des assurances, je prends des vacances, je voyage, mais quelqu'un qui vit dans la pauvreté, le moindre imprévu peut devenir une catastrophe. En 2014, il y a encore des gens pour qui Noël c'est un handicap, pour qui Noël c'est tout un défi. Le Noël du pauvre, ça nous permet de réfléchir et de prendre conscience que dans notre société il y a des gens dans le besoin.»

Pour la plupart des spectateurs assis dans la salle (ou debout et dansant, c'est selon), le Noël du pauvre ce n'est pas une soirée où l'on s'apitoie sur son sort, mais plutôt un moment festif où l'on profite de la fabuleuse brochette d'artistes qui se sont déplacés spécifiquement pour l'événement, de France D'Amour à Arthur L'aventurier, en passant par Elizabeth Blouin-Brathwaite, Edith Butler, Yoan, Alex Nevsky, Joël Denis, Ima, Chloé Sainte-Marie et Radio Radio.

Rencontré en coulisse quelques secondes avant d'entrer en scène, le roi du yé-yé Joël Denis tenait à mettre la main à la pâte, au grand contentement de l'assistance. De la première rangée jusqu'au dernier balcon, la foule n'a pas manqué d'accueillir l'énergique animateur de Jeunesse d'aujourd'hui avec une ovation sentie et des pas de danse calculés. «C'est notre rôle, aux artistes, de s'impliquer dans la société», insiste-t-il. «Je m'implique donc à tous les niveaux. Il faut partager, il faut donner. Les artistes ont un rôle important dans la société. On est responsable de choses importantes dans la vie. Alors je fais simplement mon devoir d'artiste». souligne le chanteur de 78 ans.

Un engagement social qui va bien au-delà de la chanson et qui est partagé par plusieurs. C'est le cas d'Édith Butler, qui accumule les participations au Noël du pauvre. «La cause est juste. Il faut aider les gens. Je suis de coeur avec Trois-Rivières. Les artistes ont accès au public. Avec le charisme qu'on a, il faut s'en servir et faire faire au public des choses pleines d'amour, de passion, de charité et de générosité. Il faut s'impliquer au maximum, d'autant plus que ça ne va pas si bien que ça. Malheureusement, les collectes de fonds reçoivent moins que les autres années. Ça se ressent sur toute la chaîne. Ils ont coupé partout. Les gens s'aident au maximum, mais il y a une limite à l'entraide.»

Lauréat de la deuxième saison de l'émission La Voix, le chanteur à la voix caverneuse, Yoan, était au nombre des invités qui ne se sont pas fait prier pour monter sur les planches de la salle J.-A.-Thompson. «Quand c'est pour une bonne cause, ça me fait toujours plaisir d'y être», souligne-t-il en tenant ferme sa guitare. «Au Noël du pauvre, les gens sont extrêmement généreux. Il y a une énergie particulière». Pour ce chanteur country au faîte de la popularité, il importe que l'artiste utilise son statut pour améliorer le monde. «C'est un peu le rôle d'un artiste de changer les choses. Lorsque ça nous est permis d'être un artiste, d'avoir une visibilité, d'avoir une certaine notoriété, c'est pour dire des bonnes choses et influencer les gens.»

Un message qui aura été entendu. Ceux qui souhaiterait donner au Noël du pauvre peuvent faire parvenir leur don à l'adresse suivante : C.P. 141, Trois-Rivières (Québec) G9A 5E3, ou en visitant le site Internet www.lenoeldupauvre.com/

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer