Laurentide: «Nous avons senti une belle ouverture»

Une rencontre entre le maire de Shawinigan, Michel... (photo: Émilie O'Connor)

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Une rencontre entre le maire de Shawinigan, Michel Angers, et la direction de Produits forestiers Résolu, sous l'égide de la députée libérale  Julie Boulet, a permis de relancer les discussions entre les deux parties. Le maire Angers a apprécié l'ouverture démontrée par les propriétaires de l'usine Laurentide.

photo: Émilie O'Connor

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) À couteaux tirés depuis l'annonce de la fermeture de l'usine Laurentide, le maire de Shawinigan et la direction de Produits forestiers Résolu ont tenu une rencontre fort productive sur l'avenir du site, le 
28 novembre dernier à Shawinigan. Il semble que la députée de Laviolette, Julie Boulet, ait joué un rôle déterminant pour rapprocher les parties. «Elle connaît très bien Produits forestiers Résolu, elle connaît très bien le porte-parole, M. Blackburn (ex-député libéral de Roberval et ex-directeur général du PLQ). Elle a été d'un précieux support», reconnaît Michel Angers.

La députée de Laviolette s'est assurée de bien se faire comprendre sur les enjeux impliqués dans l'avenir de ce site stratégique. «On veut des projets structurants, porteurs d'avenir, qui vont créer de la richesse», explique-t-elle. «La Ville est un joueur de premier plan, un incontournable pour les projets d'avenir. Shawinigan a des besoins particuliers et ce site doit aider à y répondre.»

«Nous leur avons demandé d'avoir une écoute particulière pour l'offre qui sera déposée par la Ville», ajoute Mme Boulet. «Je pense qu'ils ont bien entendu le message. Nous avons vécu les fermetures de Belgo, Alcan, Laurentide. Il n'y a pas beaucoup de villes au Québec qui, en l'espace de moins de dix ans, ont fermé trois grandes entreprises. Nous voulons que Résolu soit sensible à cette réalité. J'ai demandé à Karl (Blackburn) de porter le message avec ses tripes et son coeur, parce que c'est un gars de région, comme moi. Il sait ce que ça signifie pour nous.»

Jamais, depuis trois mois, le maire de Shawinigan n'a paru aussi enthousiaste au sujet de l'avenir de ce site industriel. «Nous avons senti une belle ouverture», commente-t-il. «Nous avons toujours l'objectif d'acquérir le site. Le gouvernement nous accompagne là-dedans. J'ai senti que Produits forestiers Résolu tenait à ce que celui qui achètera le site fasse du développement. On comprend qu'il n'y a pas beaucoup d'autres parties qu'une Ville qui est en mesure de reprendre des sites pour les développer. Résolu le sait, nous avons fait des visites avec des entrepreneurs.»

Même s'il est acquis que Produits forestiers Résolu ne cédera pas le site pour une somme nominale, M. Angers semble très confiant de pouvoir déposer une offre très compétitive. «On pense qu'on sera capable de faire des affaires avec eux», avance-t-il. «J'ai des gens qui attendent après ça et pas des bineries. La compagnie souhaite que des activités industrielles se poursuivent sur le site, autres que le papier évidemment. C'est l'orientation qu'ils souhaitent alors qu'au départ, on sentait qu'ils voulaient raser.»

Produits forestiers Résolu a remis un devis à la Ville afin qu'elle soumette sa proposition pour acquérir le site. Le propriétaire a finalement décidé d'accorder quelques jours de plus, soit jusqu'au 5 janvier plutôt qu'au 31 décembre, pour recevoir les soumissions. 

Karl Blackburn, directeur principal, affaires publiques et relations gouvernementales chez PFR, n'a pas voulu préciser combien de repreneurs potentiels avaient été sollicités. «C'est de l'information confidentielle», indique-t-il «Mais ce n'est pas un nombre important. Nous avons eu beaucoup d'appels et de demandes d'informations, mais ça ne veut pas dire que tout le monde qui s'est informé a reçu nos documents.»

M. Blackburn confirme que le critère du prix proposé ne sera pas le seul retenu par Produits forestiers Résolu dans cet appel d'offres privé. «Nous procéderons avec diligence, avec sérieux pour voir ce qui sera le plus intéressant. Et le plus intéressant ne signifie pas nécessairement le plus payant. Ce n'est pas seulement une question de prix. Plusieurs éléments seront considérés.»

«Nous sommes contraints à certaines obligations», ajoute M. Blackburn. «Je sais que des gens ont en tête ce qui s'est passé avec la Belgo, mais nous ne sommes pas là du tout.»

Dire qu'au moment de l'annonce de la fermeture le 2 septembre, le maire de Shawinigan avait scandé sur toutes les tribunes que Produits forestiers Résolu respectait sa réputation de «très mauvais citoyen corporatif et de pitoyable partenaire économique». La multinationale tient visiblement à quitter Shawinigan en laissant une meilleure impression. «Notre intérêt n'est pas de passer pour un mauvais citoyen», assure M. Blackburn. «Nous voulons avoir quelqu'un qui pourra reconvertir les équipements et les bâtiments, ou avoir quelqu'un qui nettoiera complètement pour avoir un terrain propre, qui respecte les règles. On veut que ça se fasse correctement.»

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