Gestes indécents dans des parcs: Mario Charland plaide coupable

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Mario Charland au moment de son arrestation le 3 août au parc Lemire.

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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Mario Charland, cet homme qui se serait masturbé dans des parcs de Trois-Rivières, a plaidé coupable, jeudi après-midi, à deux accusations de gestes indécents.

Il a en effet reconnu avoir commis les actes qui lui étaient reprochés mais partiellement. Son avocat, Me Emmanuel Ayotte, a expliqué à la juge Guylaine Tremblay que même s'il avait été déclaré responsable criminellement au terme d'une évaluation psychiatrique, son client souffrait néanmoins d'une problématique de santé mentale. 

Le rapport des psychiatres révèle que Mario Charland est atteint d'un trouble obsessif compulsif sévère qui l'amène à poser des gestes involontaires, tout particulièrement en ce qui a trait à ses parties génitales. Or, l'individu a certes des difficultés à se contrôler mais il reconnaît les conséquences que ses gestes peuvent avoir sur la population. C'est d'ailleurs pourquoi il avait été déclaré criminellement responsable. 

Jeudi, il a admis avoir mis la main dans ses culottes à deux reprises les 3 et 4 août dernier dans des parcs et s'être touché les parties génitales sans pour autant s'être masturbé. 

Le premier événement était survenu devant des enfants au parc Lemire. Charland avait alors été appréhendé par les policiers pour ensuite être libéré en soirée avec des conditions de ne plus retourner dans ce parc.

Le lendemain, il aurait répété le même manège mais au parc des Pins. Il avait encore une fois été arrêté sans toutefois être remis en liberté par les policiers. Ces derniers avaient manifesté une certaine inquiétude à cause d'une lettre écrite par Mario Charland dans laquelle il parlait de ses pulsions sexuelles. 

Au terme d'une enquête sur caution qui s'était tenue le 7 août, il avait d'ailleurs échoué dans ses tentatives de reprendre sa liberté notamment en raison de cette fameuse lettre.

Toutefois, Charland, qui est détenu au Centre régional de santé mentale depuis plusieurs semaines, se serait amélioré selon son avocat. Un rapport présentenciel sera donc effectué et on en profitera pour lui trouver une ressource appropriée.

Devant ces faits, la Couronne a consenti à le remettre en liberté d'ici le prononcé de la sentence le 20 janvier mais avec de sévères conditions dont celle de demeurer au Centre régional de santé mentale 24 heures sur 24 sauf pour des sorties avec une personne désignée par son équipe traitante et des sorties d'une heure maximum s'il est seul. Il lui sera par ailleurs interdit de se trouver en présence de mineurs ou de se rendre dans des parcs.

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