Décès de Jean Béliveau: Trois-Rivières met ses drapeaux en berne

Le maire Yves Lévesque pose avec Jean Béliveau... (Photo: archives Le Nouvelliste)

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Le maire Yves Lévesque pose avec Jean Béliveau lors de l'inauguration du vitrail à son effigie au parc portuaire en 2006.

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(Trois-Rivières) La Ville de Trois-Rivières a choisi de mettre ses drapeaux en berne, mercredi, pour rendre hommage au hockeyeur Jean Béliveau. Si plusieurs personnes ignoraient ses origines trifluviennes, elles ont vite été ramenées à l'avant-plan à l'annonce de son décès, à l'âge de 83 ans.

Jean Beaulieu et les jeunes du défunt programme... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Jean Beaulieu et les jeunes du défunt programme Margi-art avaient été impressionnés par la générosité de Jean Béliveau, lors du dévoilement du vitrail en 2006.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Les drapeaux étaient en bernes pour le décès... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste) - image 1.1

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Les drapeaux étaient en bernes pour le décès de Jean Béliveau mercredi au parc Champlain.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Jean Béliveau est effectivement né le 31 août 1931 sur la rue Richard, au centre-ville de Trois-Rivières, dans la paroisse Notre-Dame-des-Sept-Allégresses. À l'âge de 3 ans, il a déménagé du côté de Plessisville, puis Victoriaville un peu plus tard.

Même s'il a vécu dans plusieurs villes au Québec, il s'était toujours fait une fierté de dire qu'il était natif de Trois-Rivières. En 2006, il était d'ailleurs venu pour l'inauguration d'un vitrail qui lui était consacré au parc portuaire, où l'on peut d'ailleurs toujours admirer l'oeuvre réalisée par les jeunes du projet Margi-art.

Le maire Yves Lévesque avait pu faire sa connaissance lors de cette inauguration. «C'était un homme très sympathique, fier de ses racines. Un grand joueur de hockey, mais qui était près des gens et très humain. Il était issu d'un milieu pas forcément aisé, alors il a travaillé fort pour atteindre ses buts et est toujours resté connecté à la réalité, les deux pieds sur terre. Moi, j'admire ces personnes», signale Yves Lévesque.

Pour sa part, Jean Beaulieu, qui était coordonnateur du programme Margi-art lors de la réalisation du vitrail consacré à Jean Béliveau, gardera le souvenir d'un homme inspirant et d'une très grande générosité avec son prochain. «Je me souviens lors de la journée de l'inauguration du vitrail, nous étions plusieurs personnes enfermées dans cet espace vitré où il faisait très chaud.

M. Béliveau suait à grosses gouttes. Je lui avais dit de sortir et d'aller prendre l'air mais il n'avait jamais voulu. Il préférait rester avec les gens, parler avec eux, prendre des photos et surtout rencontrer les jeunes», se souvient Jean Beaulieu.

Les jeunes marginaux qui avaient contribué à créer le vitrail étaient d'ailleurs très impressionnés de pouvoir rencontrer cette légende du hockey. «Les jeunes de la rue, ils hallucinaient! Pour eux, c'était déjà un accomplissement, mais que la personne vienne les féliciter pour leur travail, je suis certain qu'aucun d'entre eux n'oubliera jamais ce moment. C'était vraiment un bon gars», mentionne M. Beaulieu.

Un vitrail supplémentaire avait été produit et devait être remis à Jean Béliveau lors d'un souper-bénéfice qui suivait le dévoilement du vitrail. Or, le principal intéressé avait dû quitter la soirée plus tôt car il était attendu ailleurs. «C'était finalement l'organisation du Canadien de Montréal qui avait acheté le vitrail et lui avait remis en cadeau lors de son 75e anniversaire», se souvient Jean Beaulieu.

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