Pas de résolution d'appui pour les postiers

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(Trois-Rivières) Une dizaine de travailleurs de Postes Canada se sont présentés à l'hôtel de ville de Trois-Rivières, lundi soir, espérant obtenir une résolution de la part du conseil municipal les appuyant dans leurs revendications entourant l'abolition prochaine du service de courrier à domicile, ce qui entraînera du même coup la perte de 41 emplois dans la région. Une demande qui a toutefois été refusée par le maire Yves Lévesque.

Les travailleurs espéraient, au même titre que onze autres municipalités de la région dont Shawinigan, Bécancour, Champlain et Nicolet, obtenir une résolution de la Ville, «un geste symbolique» a précisé le porte-parole du syndicat, David St-Onge. Ce dernier a par ailleurs rappelé que 608 municipalités et organismes à travers le Canada avaient fait de même, demandant au gouvernement de surseoir à sa décision de suspendre la livraison du courrier à domicile. Les travailleurs demandaient également que la résolution incite le gouvernement à consulter la population sur le genre de service postal dont elle a besoin.

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) et le caucus des maires des grandes villes de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) ont déjà adopté des résolutions en ce sens. La Ville de Trois-Rivières a d'ailleurs fait savoir aux travailleurs qu'elle se rangeait derrière la résolution de l'UMQ, dont elle fait partie, mais n'en ferait pas davantage.

Pour le maire Yves Lévesque, adopter une telle résolution consisterait à faire de l'ingérence dans les décisions d'un palier gouvernemental différent du sien. «On a coupé 24 postes en 2014 chez nous et je verrais mal nos députés fédéraux ou provinciaux passer une résolution disant à la Ville de réengager ces personnes. On leur demande de ne pas venir se mêler de dossiers municipaux, de notre côté nous devons aussi être cohérents et conséquents et ne pas se mêler des dossiers provinciaux et fédéraux», a fait savoir Yves Lévesque.

L'un des travailleurs présents lui a fait remarquer qu'il s'était pourtant battu très fort pour le maintien des emplois à Gentilly-2, une fermeture d'usine qui émanait d'une décision provinciale, ce à quoi le maire a rétorqué qu'il s'agissait d'un dossier différent.

Le maire a précisé que cette décision ne voulait en aucun temps dire que le conseil n'était pas sympathique à leur cause, mais que dans le contexte et avec toutes les coupes et compressions attendues dans le système public, la Ville ne pouvait pas se permettre de prendre de telles positions à chaque fois.

«Nous sommes évidemment déçus. Le maire a choisi une voie, parlant de sauvegarde d'emplois. Nous, on se bat plutôt pour le maintien du service postal à domicile pour tous les citoyens. Ce sont deux visions différentes, c'est dommage», a commenté David St-Onge, ajoutant que des cartes postales seraient bientôt envoyées pour poursuivre les revendications, en plus d'une marche qui devrait se tenir au courant de l'hiver.

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